L’or poursuit une trajectoire remarquable depuis deux ans. En octobre, son prix a franchi un seuil inédit au-delà de 4 300 dollars l’once, avant de se stabiliser autour de 4 100 dollars fin novembre. Le métal jaune affiche ainsi plus du double de sa valeur de la fin 2023, une progression spectaculaire qui retient l’attention des investisseurs comme des institutions financières.
Jim Wiederhold, responsable des indices de matières premières chez Bloomberg Indices, souligne que l’or connaît l’une des hausses les plus régulières jamais observées sur une période comparable. L’inflation persistante, les inquiétudes économiques et les achats massifs des banques centrales ont créé un environnement où le métal jaune joue plus que jamais son rôle d’actif défensif.
La question centrale reste entière. Le mouvement peut-il se prolonger et à quoi faut-il réellement s’attendre pour 2026.
Des conditions globales toujours porteuses
Pour Joseph Cavatoni, stratège principal au World Gold Council, la logique qui justifie la détention d’or n’a rien perdu de sa force. Il met en avant la capacité de ce métal à diversifier un portefeuille, à offrir une liquidité immédiate en cas de choc macroéconomique et à servir de couverture contre des variations inattendues de l’économie mondiale.
Depuis le printemps, plusieurs indicateurs montrent une remontée progressive de l’inflation dans les économies avancées. Les tensions géopolitiques, entre conflits ouverts et rivalités stratégiques, renforcent également la demande de valeurs refuges. Ben Nadelstein, de Monetary Metals, observe que l’or conserve encore un potentiel de progression, notamment si le dollar continue de se déprécier dans un contexte de volatilité accrue.
Pour 2026, les projections du marché placent le prix de l’once dans une zone comprise entre 4 000 et 5 300 dollars. Ce scénario dépendra de nombreux paramètres. La dynamique des taux réels, la stabilité géopolitique et le rythme d’accumulation des banques centrales seront déterminants. D’après Joseph Cavatoni, une baisse des rendements réels ou une intensification des incertitudes mondiales pourrait renforcer encore la position de l’or comme actif stratégique incontournable.
Une phase de respiration reste possible
Certains analystes rappellent toutefois que ce marché évolue par cycles. Après des phases de hausse prolongée, une période de stabilisation est fréquente. Jim Wiederhold insiste sur ce point et note que l’or alterne historiquement entre longues périodes de progression et phases d’équilibre où les cours se maintiennent dans une zone de consolidation.
L’inflation, les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale et le comportement des banques centrales en matière d’achat d’or seront déterminants pour l’allure du marché en 2026. Si ces institutions devenaient plus attentives aux niveaux de prix après leurs achats massifs des dernières années, la demande pourrait ralentir.
Même en cas de pause, les spécialistes ne s’attendent pas à un recul brutal. Nic Puckrin, fondateur de Coin Bureau et ancien conseiller chez Goldman Sachs, estime qu’un repli naturel ramènerait l’once autour de 3 500 dollars, un niveau cohérent avec la moyenne longue du marché et les sommets atteints en 2025. Selon lui, l’enjeu principal réside davantage dans le calendrier d’un éventuel ralentissement que dans son intensité.
Se positionner avant 2026
Pour beaucoup d’épargnants, la perspective d’une nouvelle hausse renforce l’intérêt de se positionner sur l’or dès maintenant. Les possibilités n’ont jamais été aussi variées, qu’il s’agisse d’or physique ou de solutions financières adossées au métal jaune. Dans un contexte marqué par une volatilité croissante, de plus en plus d’investisseurs ajustent leur stratégie en observant régulièrement le cours de l’or, ce qui leur permet d’entrer progressivement sur le marché sans dépendre des mouvements de court terme.
Cette vigilance s’accompagne d’une demande accrue de sécurité et de transparence. Les épargnants privilégient de plus en plus des structures capables de garantir une détention claire et sécurisée de l’or physique. Des courtiers spécialisés comme Pièces d’Or répondent à cette exigence en proposant des solutions de conservation indépendantes du système bancaire et adaptées à une stratégie de protection du patrimoine.
Conclusion
Que l’or atteigne de nouveaux sommets ou qu’il se stabilise dans une zone plus contenue, son rôle dans la construction d’un patrimoine équilibré demeure central. Les éléments qui soutiennent sa progression, à savoir l’inflation durable, les risques géopolitiques et l’appétit des banques centrales, restent largement présents.
L’enjeu pour l’investisseur consiste à définir la place de l’or dans sa stratégie globale. Actif tangible, résistant aux crises et indépendant des systèmes financiers, il incarne l’un des rares repères solides dans un environnement marqué par l’incertitude économique.
Les propos et analyses présentés ne constituent pas des conseils en investissement. Ils ne reflètent que l’opinion de l’auteur et ne doivent pas être considérés comme une recommandation personnalisée. Toute décision d’investissement doit être précédée de vos propres recherches ou de l’avis d’un professionnel qualifié.


