Les plus grandes banques mondiales sont-elles en danger ?

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Les banques américaines semblent avoir de sérieux problèmes. Du moins, c’est ce que reflète la dynamique des indices boursiers.

Le FNB (Fonds négocié en bourse) qui suit la dynamique des actions des banques américaines (XLF) chute depuis 12 jours consécutifs. Il s’agit de la plus longue baisse continue depuis 20 ans, écrit mercredi le site d’information Vestifinance.ru.

Depuis le début de l’année, les actions des plus grandes banques américaines sont dans le rouge. Et ce constat ne se limite pas aux seules institutions financières américaines. Toutes les banques d’importance systémique (membres du Conseil de stabilité financière, ou CSB) vendent à la baisse. Leur capitalisation a chuté de 22% depuis fin janvier. Curieusement, cette chute a coïncidé avec la publication des tests de stress de la Réserve fédérale (Fed) et celle des résultats du Comprehensive Capital Analysis and Review (CCAR, un test de la Fed).

Les experts sont convaincus que la situation actuelle est un signe de stress financier, que les régulateurs doivent prendre en compte et auquel ils doivent réagir au lieu de continuer de durcir leur politique monétaire.

Il y a quelques jours, la Fed a publié les résultats des tests de stress des plus grandes banques des USA.

Ces dernières ont toutes rempli les critères minimaux de la Fed dans le cadre du premier cycle des tests de stress annuels — des vérifications dans le cadre de la réforme financière Dodd-Frank (DFAST).

Comme l’indique le communiqué de la Banque centrale américaine, les 35 banques qui ont participé au test pourront poursuivre leur activité de crédit même en cas de troubles financiers comparables à ceux qui ont conduit au crash de plusieurs établissements financiers en 2008.

Dans ce cas, la perte totale des 35 banques s’élèverait à 578 milliards de dollars dans le cadre d’une récession hypothétique, mais elles seront capables de survivre à la crise sans recourir à l’aide financière des contribuables.

Le coefficient sommaire de suffisance du capital de premier niveau (Tier 1) dans le cadre des tests de stress chutera jusqu’à 7,9% par rapport à 12,3% au dernier trimestre de 2017. C’est pire que l’indice de l’an dernier, qui présageait une baisse de 9,2%.

Source : Sputnik