Cela fait maintenant un mois que l’or s’échange dans un écart restreint (1.793 $-1.830 $). Hier, on a cru à un moment que le métal jaune allait clôturer sur une hausse de plus de 1 %. Mais il a finalement abandonné ses gains pour virtuellement terminer la journée à son point de départ.
Selon Kitco, la publication de chiffres indiquant la poursuite de la croissance du secteur des services aux États-Unis a engendré la baisse. « La hausse plus forte que prévu de l’indice ISM des services à un niveau record de 64,1 en juillet, contre 60,1 précédemment, suggère que la croissance économique résiste bien mieux que nous ne l’avions pensé au début du troisième trimestre. Mais les détails montrent que les pénuries d’approvisionnement continuent de s’aggraver et pourraient faire augmenter encore plus l’inflation des prix », a déclaré l’économiste Andrew Hunter.
Des résistances techniques aussi
Le niveau de résistance constitué par la moyenne mobile à 200 jours serait une autre raison de la baisse de l’or à partir de 1.830 $. « L’or est coincé dans un écart de prix, de ce fait il est sensible à ce type de remarques », a expliqué Phillip Streible, stratégiste en chef de Blue Line Futures. Il fait référence aux déclarations de Richard Clarida, vice-président de la FED, en faveur d’une hausse des taux en… 2023.
Cependant, bien que l’or semble être plafonné par ses moyennes mobiles à 200 et 50 jours, Streible a fait savoir qu’il reste optimiste sur l’or et que les dips devraient être achetés.
« Je ne pense pas que vous puissiez ignorer les risques croissants de stagflation », a-t-il dit. « Nous assistons à une hausse de l’inflation et à des données économiques mitigées, a-t-il ajouté. Le marché du travail continue de décevoir. »
L’or étant incapable de maintenir ses gains au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, certains analystes estiment qu’il y a un risque de faiblesse supplémentaire. Ils n’excluent donc pas une baisse à 1.790 $ l’once. Les analystes de Commerzbank ont quant à eux annoncé qu’ils sont neutres sur l’or à court terme, mais restent optimistes sur le long terme. Ils ont néanmoins précisé que l’incapacité de l’or à préserver ses gains est préoccupante.
De nombreux investisseurs hésitent à prendre position sur l’or avant vendredi (publication de statistiques US concernant les salaires). Certains responsables de la banque centrale ont rappelé que des chiffres positifs du marché du travail en juillet et août pourraient inciter la banque centrale à réduire son programme mensuel d’achat d’obligations d’ici la fin de l’année.
La plus grosse caisse de retraite du monde a annoncé des ventes massives d’obligations américaines
La caisse de retraite du Japon (GPIF), la plus importante du monde en termes de capitalisation, a dévoilé s’être débarrassée d’environ un quart de son portefeuille d’obligations US. Alors que celles-ci représentaient 47 % de son allocation, elles ne pèsent désormais plus que 35 %. La caisse a vendu ses Treasuries pour investir dans des obligations européennes, principalement. Le GPIF ne commente pas ses décisions, mais elles sont scrutées alors qu’il gère un portefeuille d’environ 1,7 billion de dollars. (source)

