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Argent liquide

billet de banque en feu

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Que deviendrait l’or dans un monde sans cash ?

Voilà une sacrée question !

Bon, tout d’abord, nous n’y sommes pas à la société sans cash… Et il n’est pas certain que nous puissions y arriver ou que nous ayons le temps d’y arriver avant de passer, contraints et forcés, par une case troc, mais pour les besoins du raisonnement, admettons que ça y est ! Nous sommes en 2021, et les pièces et billets sont désormais interdits.

Vous ne pouvez plus payez que par CB, téléphone et autres bitcoins dématérialisés validés avec la reconnaissance de votre iris par exemple.

Bref, un monde « new age » et de haute technologie.

Dans un tel monde, l’or serait lui aussi tout simplement dématérialisé comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui.

Vous avez ce que l’on appelle l’or papier ! Peu importe que nous parlions de trackers, ou de fonds, l’idée c’est que l’or peut se dématérialiser.

Allez voir votre banque, dites-lui que vous voulez 10 lingots en comptes titres, et vous recevrez un beau papier de la banque disant que vous avez 10 lingots en comptes titres. Bref, vous n’avez rien d’autre qu’un papier.

Dans tous ces cas, votre or a été dématérialisé. Dans une telle hypothèse, il ne pose pas de problème au « système ». Le système veut de la traçabilité : en dématérialisant l’or, vous le rendez traçable. Et traçable, il est donc taxable.

Mais alors l’or physique qui s’échange de la main à la main ?

Eh bien paradoxalement, dans un monde sans espèce, tout numérique, seul l’or physique dans votre poche et qui s’échange de la main à la main pourra assurer un anonymat dans une transaction.

D’ailleurs, que ce soit en Inde, en Chine et même en France où nos compatriotes détiennent au moins 2 500 tonnes d’or dans leurs bas de laine, il y a peu de chance que ces pièces et lingots réintègrent le système bancaire traçable classique.

Il est fort à parier au contraire, qu’en interdisant le cash, se développent des actifs parallèles non traçables et tangibles. L’or et l’argent évidemment, mais également les bijoux, ou encore même des objets. Mais dans toutes ces possibilités offertes, la plus efficace sera évidemment la possession d’or ou d’argent physique qui existe déjà à l’état de monnaie sous forme de pièces. L’or et l’argent sont intrinsèquement des monnaies.

Même le KGB n’a pas réussi à empêcher les Russes de commercer au marché noir en dollars. Il en sera de même avec l’or.

Aucun pays, aucune autorité à aucune époque n’a pu interdire le marché noir.

Le contrôle numérique d’une population a lui aussi une limite.

La limite est simple : c’est celle du consentement.

Si les masses consentent, le système tient. Quand le consentement s’effondre, alors le système s’effondre.

Sur ces considérations, je vous souhaite évidemment d’excellentes fêtes de fin d’année à commencer par un joyeux Noël. Pour vous souhaiter un joyeux Noël en ces temps d’exacerbation des religions et d’une laïcité branlante ne sachant plus se définir, je voulais citer cette lettre qui a été rédigée l’année dernière à l’attention d’un tribunal qui avait refusé une crèche.

« Une question de tradition

La crèche, c’est ce qu’on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n’est parce qu’il est le fruit d’une tradition ?

Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche, c’est Noël, et Noël, c’est la crèche. La crèche, c’est aussi l’histoire d’une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans-logement. La crèche, c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C’est un signe d’espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen-Orient. 

La crèche, c’est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c’est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l’Homme. Enfin, la crèche, c’est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le tribunal, à l’expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël. »

Oui, c’est tout cela Noël, mais pas uniquement. On peut fêter un Noël laïc, ou même un Noël païen. Mais l’esprit chrétien de Noël est un esprit d’ouverture vers l’autre, un symbole d’union et pas de rejet.

Nous sommes dans une société où nous nous rejetons mutuellement et nous voyons bien la gravité de la situation.

Il n’y a pas de fatalité ; pourtant, toutes les décisions prises vont dans le sens d’une aggravation.

J’espère vous retrouver l’année prochaine, le 3 ou 4 janvier, sans que nous ayons connu de nouveaux drames collectifs.

Ce que dit la Crèche, ce que raconte Noël, c’est exactement ce que disait Martin Luther King avec cette formule :

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

Bonnes fêtes à tous mes amis, et à très bientôt!

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source

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Billet de 100 dollars australiens

La guerre contre le cash se poursuit tambour battant. Après la décision surprise de l’Inde, qui a plongé le pays dans le chaos et la récession, c’est au tour de l’Australie d’envisager la suppression de son billet de 100 $.

Bien entendu, nous ne suggérons pas que cette décision, si elle devait être prise en Australie, aura les mêmes conséquences catastrophiques qu’en Inde vu que le pays est mieux organisé et que les moyens de paiements électroniques y sont beaucoup plus développés. Mais apparemment pas assez au goût de Kelly O’Dwyer, ministre des Revenus et des Services financiers.

Le billet de 100 dollars australiens dans le collimateur

Alors qu’elle s’adressait aux médias australiens ce mercredi, Mme O’Dwyer a plaidé en faveur de la remise en question de l’existence du billet de 100 $ australiens. Elle souhaite également se pencher sur la mise en place de plafonds pour les transactions en liquide, comme c’est déjà le cas en France (interdiction de régler plus de 1000 € à un professionnel en cash). L’objectif serait de récupérer des milliards de dollars de taxes impayées.

Selon cet article de News18.com, « l’économie au noir en Australie est estimée à 1,5 % du PIB. Le gouvernement va mettre en place un groupe de travail pour lutter contre l’argent noir ». Sans vergogne, Kelly O’Dwyer joue sur la corde émotionnelle en affirmant que ce manque à gagner handicape « les écoles et les hôpitaux australiens ». Il s’agit également d’une injustice pour ceux qui paient leurs impôts.

Ce papier nous apprend également qu’il y a 3 fois plus de billets de 100 $ australiens en circulation que de billets de 5 $. Les billets de 100 $ représentent une masse monétaire de 300 millions. La masse monétaire australienne totale est composée à 92 % de billets de 50 et de 100 $.

La décision de supprimer le billet de 100 $, et de dire adieu à la splendide moustache de Sir John Monash qui figure sur la version en polymère, sera confiée à un « panel d’experts ». « En tant que tel, il n’y a rien de mal à payer en cash (sic), le problème est lorsque les gens ne le déclarent pas et ne paient pas d’impôts, » a-t-elle déclaré.

Le groupe de travail se basera sur l’expérience de pays comme la France (cocorico !), où vous ne savez que trop bien que le gouvernement interdit les paiements en liquide de plus de 1000 €. Kelly O’Dwyer ne manque cependant pas d’ambition. Elle a déclaré : « Je ne vais pas mettre de limite au plafond que pourrait considérer le groupe de travail. » Avouez que ça serait dommage !

UBS, qui accumule les scandales financiers, joue les M. Propre !

Mais c’est maintenant que ça devient tragico-comique. Les commentaires du ministre ont été faits dans la foulée de la publication d’un rapport… d’UBS, qui recommande la suppression du billet de 100 dollars australiens. D’après la banque, cela pourrait « réduire la criminalité », « augmenter les rentrées fiscales » et « limiter la fraude à la sécurité sociale ». En ce qui concerne la criminalité et les rentrées fiscales, le toupet d’UBS est tout simplement sidérant alors que cette banque a payé des amendes pour manipulation du Libor, du marché obligataire municipal américain, du marché des changes, pour blanchiment d’argent, pour évasion fiscale en Allemagne, en France, en Belgique, etc. etc. etc. (voir la page Wiki d’UBS). Des affaires impliquant toutes de l’argent électronique qu’il convient donc de bannir immédiatement afin de combattre la fraude. CQFD !

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Bannir l’argent liquide et vous obliger à le mettre en banque, un exploit gouvernemental impossible ? C’est quasiment ce que vient de décider le premier ministre indien, comme l’explique les morceaux choisis de cet article de Bloomberg publié le 8 novembre 2016 :

« Le téléphone du bijoutier indien Bachhraj Bamalwa n’a cessé de sonner depuis que le premier ministre Narendra Modi a annoncé à la télévision nationale que les 2 plus grosses coupures de la monnaie nationale seraient retirées de la circulation à partir de mercredi, alors que le gouvernement tente d’enrayer la corruption (traduction de l’article, mais il semblerait que ce soit plutôt l’évasion fiscale qui soit visée).

Les billets de 500 et de 1000 roupies (6,75 et 13,5 € !!!) n’auront plus cours légal à partir de mercredi, a déclaré Modi, à l’occasion d’une annonce non planifiée faite à la nation. L’or étant habituellement acheté avec de l’argent liquide en Inde, cette annonce a provoqué une véritable frénésie parmi les personnes souhaitant convertir leurs économies de cash en or. Certains grossistes en métaux précieux ont été poussés à augmenter leurs prix jusqu’à 23%, a déclaré Kumar Jain, propriétaire de la bijouterie U.T. Zaveri à Mumbai.

La demande dans le second pays du monde le plus consommateur d’or s’asséchera rapidement lorsque les billets de banque auront été échangés, a déclaré Bamalwa, qui est également le directeur de All India Gems & Jewellery Trade Federation. La décision de Modi devrait impacter négativement les ventes de bijoux en or dans les mois à venir. Des prix élevés, les efforts de l’Inde pour plus de transparence sur les transactions financières et les déclarations de revenus devraient faire baisser la demande d’or de 2016, à son plus bas de 7 ans, d’après le World Gold Council. (…)

Transactions en liquide

Certains magasins de la zone de shopping de Mumbai « Zaveri Bazaar », spécialisée dans l’or, ont ouvert jusqu’à minuit pour profiter de l’aubaine. (…) Le marché indien de la bijouterie, largement désorganisé, conduit la grande majorité de ses transactions en liquide, tandis que l’Inde rurale, qui représente environ 60% de la demande d’or dans ce pays, dispose d’un accès très limité au système bancaire et utilise très rarement les cartes de crédit ou de débit pour effectuer des achats. (…)

La décision de Modi, qui approche tout doucement de la moitié de son mandat, est une tentative de tenir sa promesse électorale sur l’évasion fiscale et le travail au noir. La décision a engendré un véritable chaos dans les villes indiennes, alors que les habitants se sont rués sur les stations-service et les distributeurs de billets. (…)

Les billets encore en circulation après mercredi devront être obligatoirement déposés sur un compte en banque d’ici la fin décembre, a déclaré Modi dans son annonce diffusée tard dans la soirée. C’est la première fois depuis 1978 que le gouvernement indien retire une coupure en circulation, d’après le site de la banque centrale indienne. (…) »

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billets euros

Article de Reuters, publié le 8 juin 2016 :

« Commerzbank, l’une des banques les plus importantes d’Allemagne, envisage la possibilité de stocker des milliards d’euros dans des coffres plutôt que de payer une pénalité pour le parquer à la BCE, d’après une source proche du dossier.

Une telle décision d’une banque dans laquelle l’état allemand détient une participation représenterait l’une des protestations les plus substantielles à ce jour contre les taux ultras bas de la BCE, qui ont été critiqués par des politiciens, y compris par le ministre des Finances allemandes Wolfgang Schaeuble.

Même si aucune décision n’a encore été prise, l’institution financière a tenu des discussions sur le sujet avec les autorités allemandes, d’après 2 officiels qui ont demandé à conserver l’anonymat en raison du caractère délicat du dossier.

En réponse, un porte-parole de Commerzbank a déclaré que la banque ne stocke pas d’argent liquide « pour le moment » tout en refusant de commenter cette éventuelle possibilité. La BCE s’est également abstenue de tout commentaire.

L’examen de pistes alternatives par Commerzbank intervient dans un moment de frustration grandissante parmi les banques européennes à propos des frais ponctionnés par la BCE sur les dépôts. Si elle devait se mettre à entreposer de l’argent liquide à grande échelle, Commerzbank deviendrait la première banque européenne majeure à prendre une telle décision. Si d’autres banques devaient suivre, la politique de la BCE deviendrait de plus en plus inutile.

La BCE impose ce qu’elle appelle un taux négatif de 0,4 % sur tout dépôt réalisé auprès d’elle. L’objectif est d’encourager les banques à prêter l’argent plutôt qu’à le parquer.

Certaines banques se plaignent néanmoins du fait que les perspectives économiques moroses signifient que la demande de crédit aux termes souhaités est faible. Elles ont donc très peu d’options, si ce n’est parquet cet argent.

« Les plans de Commerzbank montrent que les marchés financiers sont un véritable foutoir, » a déclaré Gerhard Schick, du parti des Verts. « Je préfère que la banque mette du liquide dans des coffres plutôt que d’accorder des crédits douteux ou de payer des pénalités d’intérêts à la BCE. »

Le mois dernier, Commerzbank a déclaré que les frais de la BCE ont rogné son bénéfice. Le gouvernement allemand détient une participation de presque 16 % dans la banque basée à Francfort suite à l’opération de sauvetage lancée après la crise financière.

Le ministre allemand des finances Schaeuble a déclaré en avril que les taux planchers de la BCE engendrent des « problèmes extraordinaires » pour les banques allemandes et les retraités, tout en risquant d’alimenter l’euroscepticisme en Allemagne alors que la population s’est largement tournée vers le parti de droite « Alternative pour l’Allemagne » durant les élections régionales. (…)

Alors que la BCE a injecté plus d’un milliard d’euros d’argent frais dans le système, argent qui s’est retrouvé vers des pays comme l’Allemagne prospère, les banques parquent plus que jamais de l’argent à la BCE.

Les dépôts s’élèvent aujourd’hui à plus de 850 milliards d’euros, à un coût considérable pour les banques. La demande de crédit dans la zone euro, dont l’économie reste dans les limbes durant certains trimestres, n’a pas grimpé malgré les mesures de la BCE. »

Sans le dire implicitement ou explicitement, Reuters explique également pourquoi la BCE a décidé il y a peu de retirer de la circulation le billet de 500 € :

« Cette décision a un coût et représente un défi logistique qui limite la quantité d’argent liquide qui peut être stockée. Par exemple, stocker 2 milliards d’euros en billets de 200 € représente 11 tonnes de papier. »

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Les preuves établissant que les gouvernements se préparent petit à petit à la suppression pure et simple de l’argent liquide s’accumulent. Aujourd’hui, un nouveau clou dans le cercueil (en sapin ?) de l’argent liquide vient d’être planté alors que le ministre des Finances français souhaite répandre les paiements par carte bancaire à partir d’un euro. D’après l’article de 20 Minutes c’est même « sa priorité » :

« Limiter le cash. C’est l’une des priorités de Michel Sapin, le ministre des Finances. Elle n’est pas nouvelle : en mars, il avait déjà abaissé le plafond des paiements en espèces de 3.000 à 1.000 euros. Cette mesure, effective depuis le 1er septembre dernier, avait été prise dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme mais elle avait également pour ambition de combattre la fraude fiscale.

Sapin veut désormais aller plus loin. Son nouvel objectif réaffirmé ce lundi au sortir de sa réunion avec le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) qui réunit les représentants des banques, des assurances et des consommateurs : permettre aux citoyens de régler leurs achats par carte bancaire dès le 1er euro.

Un comparateur des tarifs bancaires

Si certaines enseignes le permettent déjà, c’est rarement le cas chez les petits commerçants. Et pour cause : ce mode de réglement leur coûte. Les banques appliquent en effet des frais en partie fixes sur les terminaux de paiement. Ces derniers, appelés «commissions interbancaires de paiement», pénalisent les petits achats.

Mais cela est en train de changer. D’abord parce que depuis le 9 décembre, la partie fixe de ces frais a été supprimée. Quant à la partie variable, elle ne peut plus dépasser 0,23 % de la valeur de transaction. « Les commissions interbancaires sont maintenant proportionnelles au montant de la transaction » se réjouit Sapin qui assure que ces frais vont encore baisser « notamment sur les petits montants ». (…)

Lire la suite sur 20minutes.fr

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argent électronique

Article de Michael Snyder, publié le 27 décembre 2015 sur The Economic Collapse :

« Saviez-vous que 95 % des achats en Suède se font sans argent liquide ? Saviez-vous que le gouvernement danois a clamé haut et fort son objectif ‘d’éradiquer l’argent liquide d’ici 2030’ ? Les nations des quatre coins du monde semblent engagées dans une marche effrénée vers une société sans argent liquide, les pays scandinaves en tête.

En Suède des centaines d’agences refusent les dépôts ou les retraits d’argent, des milliers de DAB ont été supprimés. La notion de « société sans argent liquide » faisait partie du domaine de la science-fiction. Aujourd’hui, on nous dit qu’il s’agit d’une évolution inévitable. Les autorités insistent sur le fait que cela permettra de contrarier les criminels, les terroristes, les trafiquants de drogue, le blanchiment d’argent ainsi que l’évasion fiscale mais qu’allons-nous perdre dans l’aventure ?

En Suède, la transition vers une société sans argent liquide est accueillie avec enthousiasme. Extrait d’un article du New York Times :

« Les paroissiens contribuent à la quête par SMS. Les vendeurs de rue SDF utilisent des lecteurs mobiles de cartes de crédit. Même le musée ABBA, consacré au groupe qui a chanté « Money, Money, Money » considère l’argent liquide tellement rétro qu’il n’accepte plus les pièces et billets ».

Donner de l’argent à l’église de façon électronique me semble bizarre mais cette habitude commence également à apparaître aux États-Unis. (…) Bien sûr, il n’y a pas que la Suède qui opère une transition rapide vers une société sans argent liquide. Du côté du Danemark, les officiels du gouvernement ont pour objectif « d’éliminer complètement l’argent papier » d’ici 2030. Toujours du même article :

« Il y a 20 ans, 80 % des Danois utilisaient l’argent liquide pour faire leurs courses. Aujourd’hui, ce chiffre a fortement chuté pour s’élever à 25 %. (…) Les magasins seront peut-être bientôt en mesure de refuser les paiements en liquide, une pratique courante en Suède. Le gouvernement souhaite se débarrasser de l’argent papier pour 2030. »

Pouvez-vous imaginer un monde sans argent liquide ? C’est pourtant ce vers quoi nous nous dirigeons surtout en Europe. Comme je l’ai déjà écrit par le passé, les transactions en liquide de plus de 2.500 € sont déjà interdites en Espagne tandis que cette limite est même fixée à 1.000 € en France et en Italie.

Petit à petit, le liquide est mis hors la loi. En 2014 : 417 milliards de transactions électroniques ont eu lieu. Le total pour 2015 devrait être beaucoup plus élevé.

Les banques se frottent les mains : cela leur permet d’augmenter leurs profits grâce aux frais collectés via les cartes de débit et de crédit. Les gouvernements sont également satisfaits vu que cela leur permet de surveiller bien plus facilement les transactions financières.

Très peu de citoyens s’opposent à ce changement. Ils le considèrent comme inévitable d’autant que c’est pour notre bien, d’après ce qu’on nous dit. Où que vous alliez, la propagande semble identique. Comme en Australie, où on espère que le pays deviendra une société sans argent liquide d’ici 2022.

Ce changement ne concerne pas que les pays développés. En 2015, les banques indiennes ont fait de gros progrès en la matière. L’État envisage des abattements fiscaux afin de décourager l’utilisation de l’argent liquide. »

Conclusion : si payer par carte est rapide et pratique, il faut également songer aux inconvénients que la disparition de l’argent liquide engendrerait. Celle-ci vous imposerait de confier tout votre argent à une banque. Or, lorsque vous déposez de l’argent à la banque, techniquement il ne vous appartient plus. Il devient un actif de la banque qui a une dette envers vous. Vous ne pourrez donc plus en disposer à votre guise (c’est déjà le cas actuellement, comme le montre semaine après semaine Pierre Jovanovic sur son blog) et en cas de souci du côté de votre banque, votre argent pourra être bloqué voire saisi en vertu des nouvelles règles sur le renflouement interne des banques qui viennent d’entrer en vigueur au 1er janvier 2016. Cependant, nul besoin de faillite bancaire pour vous voler votre argent : une fois l’argent liquide éradiqué, l’instauration de taux négatifs par l’Etat permettrait aux banques de se servir sur votre compte.

En bref, les citoyens seront plus que jamais à la merci des gouvernements et des banques en cas d’élimination de l’argent liquide.

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Ronald-Peter Stoeferle :

En raison des politiques de taux d’intérêt planchers, les produits d’épargne traditionnels comme les livrets sont devenus de moins en moins attrayants. Vu que leur rendement est quasi nul (note : le taux du Livret A va d’ailleurs passer à 0,75 % en France à partir du 1er août), retirer son argent et conserver le liquide devient plus attractif.

Durant ces derniers mois, une nouvelle facette de la répression financière gagne du terrain : de nombreux supposés grands économistes, des gens comme Paul Krugman et Larry Summers propagent le plus ouvertement possible l’opinion que l’épargne est trop importante et que les investissements sont trop faibles. Afin de compenser ce déséquilibre, les taux d’intérêt devraient être poussés en territoire négatif. D’après la logique keynésienne cela devrait doper la consommation et fournir ainsi à l’économie la stimulation dont elle a tant besoin.

Afin de pouvoir mettre en place des taux d’intérêt négatifs, Larry Summers économiste diplômé de Harvard et ancien secrétaire au trésor des États-Unis s’est tout simplement positionné pour l’abolition mondiale de l’argent liquide à l’occasion d’une conférence de recherche du FMI. Sa présentation ressemble furieusement à une déclaration de guerre contre l’argent liquide. D’après Summers, l’objectif principal de son idée est de permettre aux gouvernements et aux banques d’imposer des taux d’intérêt négatifs. En conséquence, chaque épargnant aurait à payer des frais pour la garde de son argent. L’abolition de l’argent liquide empêcherait ainsi aux gens de se précipiter à leur banque pour retirer leurs économies.

Peter Bofinger, économiste allemand qui est conseiller économique du gouvernement, estime également que les pièces et les billets sont un anachronisme. Il estime également que l’argent liquide est un véhicule de la criminalité : son interdiction pourrait assécher le marché des stupéfiants ainsi que du travail au noir. Cependant, il ne s’agit pas des arguments principaux contre l’argent liquide. Le journaliste Roland Tichy a résumé ainsi le but principal d’une société sans argent liquide : « l’objectif principal est la manipulation des taux d’intérêt et des consommateurs afin d’atteindre les objectifs spécifiques des politiques économiques. » M. Bofinger l’a aussi admis : « avec la disparition de l’argent liquide, la frontière vers les taux zéro saute, plus rien n’entrave la mise en place de taux d’intérêt négatifs. » Pour lui, la zone euro, le Royaume-Uni et la Suisse devraient interdire l’argent liquide simultanément.

Ce faisant, Bofinger rejoint les cohortes grandissantes d’économistes principalement keynésiens qui avancent les mêmes arguments. (…) Pour Willem Buiter, même s’il existe quelques barrières (résistance de la population, utilisation importante de l’argent liquide chez les plus pauvres et les personnes âgées, etc.), ces inconvénients sont « négligeables ».

Il y a cependant une autre bonne raison derrière cette interdiction : vu les obligations légales de réserves très faibles, les banques sont dans un état permanent de « manque de liquidité latente » (ou faillite virtuelle). Les dépôts sont à la base du système fractionnaire de la pyramide du crédit, sur-leveragée. Bannir le liquide est donc le seul outil efficace à la disposition de la junte de l’argent papier pour l’empêcher de sortir du système bancaire.

De plus dans une société sans argent liquide, le patrimoine peut être plus facilement surveillé, contrôlé, taxé et éventuellement exproprié. Ce dernier facteur est probablement essentiel pour les gouvernements qui sont endettés jusqu’à la garde. (…)

Quelques exemples parmi tant d’autres que nous sommes sur le chemin de l’abolition de l’argent liquide

  • En Italie, en Espagne et en Grèce, la détention et l’utilisation d’argent liquide ont déjà été restreintes significativement. Depuis 2011, il est interdit de payer plus de 1500 € en liquide en Grèce. En Italie cette limite est fixée à 1000 €, à 2500 € en Espagne.
  • Au Danemark, on souhaite abolir l’obligation légale d’accepter l’argent liquide en guise de paiement.
  • En Suède, qui fut le premier Européen à introduire l’argent papier, les billets et les pièces ont quasi disparu de la vie quotidienne. En 2012, seulement 2,7 % de toutes les transactions étaient faites en argent liquide contre 9,8 % de la zone euro et 7,2 % aux États-Unis. Si bien qu’aujourd’hui si vous payez en liquide en Suède, les gens estiment qu’il s’agit probablement d’une transaction louche.
  • En France, les paiements en liquide seront plafonnés à 1000 € à partir de septembre 2015. De plus, les bureaux de change sont obligés de conserver les données personnelles de toute personne qui effectue des transactions de plus de 1000 €. Les achats d’or doivent également être rapportés aux autorités ainsi que les envois domestiques de métal, qui curieusement doivent être rapportés aux douanes. Bien entendu, la « guerre contre le terrorisme » est invoquée pour justifier ces mesures.

En Allemagne, le président de la Bundesbank Thiele a une position plus attentiste : « la Bundesbank ne restreindra pas la liberté de choix des consommateurs. Cette décision devrait être prise par le législateur. »

Mais en plus des économistes et des gouvernements, les acteurs du secteur financier chantent aussi la même chanson. Cela n’étonnera personne de la conclusion de MasterCard, dans une étude faite pour l’université d’Oxford et qui affirme que l’argent liquide est sale et malsain. (…)

L’abolition de l’argent liquide et l’implémentation dans la foulée de taux intérêt négatifs ne sont que le prolongement de politiques monétaires erronées. Ce serait le prélude à un totalitarisme économique de type orwellien. Les alternatives, comme l’or et les devises électroniques pourraient évidemment en bénéficier… pour autant qu’elles soient encore légales.

Source : KWN (auteur Ronald-Peter Stoeferle)

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or

Les experts en vue qui interviennent dans les médias financiers alternatifs sont unanimes : si vous décidez d’acheter de l’or et de l’argent ou de retirer votre argent en dépôt et que vous ne désirez pas le conserver chez vous pour des raisons de sécurité compréhensibles, il ne faut surtout pas le placer dans un coffre à la banque. Car si le cambriolage en règle est très improbable, la confiscation (temporaire ou définitive) ou le vol ne sont pas à exclure. Et si vous en doutez, le cas grec vous fera vite changer d’avis.

Si la presse lambda a amplement parlé des mesures de contrôle des capitaux qui ont été mises en place voilà maintenant plus de 2 semaines, elle n’a pas évoqué le fait que depuis cette date, les Grecs qui louent un coffre à leur banque non plus l’accès à celui-ci (article de GoldCore) :

« Un contrôle des capitaux a été mis en place en Grèce depuis le début du mois afin de protéger les banques de retraits massifs de la part de Grecs de plus en plus nerveux. Ceux-ci avaient raison de se faire du mouron pour leurs économies de crainte d’un effondrement bancaire engendrant la perte de leur épargne via des confiscations ou une opération de renflouement interne.

De nombreux Grecs ont également retiré leur argent de peur d’un retour forcé à la drachme. Cependant, beaucoup de gens ignorent que ceux qui avaient retiré leur argent papier pour le convertir en or et en argent physique ou le stocker dans un coffre à la banque ont également été pris dans le contrôle des capitaux draconien qui a été instauré.

Cela fait des années que nous soulevons ce risque. Pas plus tard qu’en avril dernier nous avions expliqué pourquoi les gens doivent éviter d’utiliser les coffres bancaires.

« Les Grecs ne pourront pas retirer l’argent qui se trouve dans leur coffre à la banque tant que les restrictions sur les mouvements des capitaux seront en place » a expliqué Nadia Valavani du ministère des Finances grecques à une télévision locale et dont Reuters s’est fait l’écho.

L’article n’a pas reçu beaucoup d’attention alors qu’il été publié dans la section « Obligations » de Reuters, qui n’est pas la plus populaire et qui plus est un dimanche après-midi. (…)

Cette interdiction soulève le risque de la confiscation

Il est difficilement compréhensible que l’argent liquide situé dans un coffre, aussi largement utilisé pour entreposer de l’or et de l’argent physique ainsi que d’autres objets précieux, fasse l’objet des mesures de contrôle des capitaux dont l’objectif est d’éviter un bank run.

Cet argent ne se trouve pas dans le système bancaire, son utilisation n’aurait donc aucun impact négatif sur celui-ci. En fait, la mise en circulation de cet argent dans le circuit économique serait bénéfique pour l’ensemble du système.

La seule raison qui explique pourquoi l’argent liquide des coffres est également soumis au contrôle des capitaux, des mesures prises en concertation entre le gouvernement et les banques, s’explique par le fait que ces entités se réservent le droit de confisquer le contenu de ces coffres en cas d’aggravation de la crise.

La guerre à petite échelle qui est menée contre l’argent liquide et l’or semble s’intensifier. Les gouvernements vont probablement prendre des mesures pour empêcher les épargnants et les investisseurs de retirer leur argent de la banque pour le mettre en coffre. Cette décision a peut-être cet objectif en vue.

Les coffres que les banques louent sont très pratiques pour conserver une petite quantité de métal. Cependant, comme le cas grec l’illustre, l’aspect pratique et l’accessibilité en théorie aisée d’un coffre à votre agence bancaire peuvent s’avérer être une illusion : le gouvernement et les banques peuvent s’approprier son contenu d’une simple signature.

Croire que la Grèce est un cas exceptionnel serait naïf. C’est en tout cas l’opinion de Marc Faber, qui a d’ailleurs averti récemment Bloomberg que nous allions bientôt vivre une expérience similaire en raison du surendettement massif de la planète. Ce même avis a été émis durant ces derniers mois par des observateurs bien placés de HSBC, Goldman Sachs et Fidelity. (…)

La BCE, qui a désormais droit de vie et de mort sur la Grèce, a placé SYRIZA dans une situation intenable. Mais il ne faut pas oublier que Mario Draghi, avant d’arriver à la tête de la BCE, venait de Goldman Sachs malgré le fait que cette banque ait aidé le gouvernement grec à trafiquer ses comptes pour que le pays puisse rejoindre l’Union européenne. Certains affirment même que c’est Draghi lui-même qui s’est chargé de cette opération même s’il a démenti. (…)

Comme nous le répétons régulièrement, l’or, l’argent métal et l’argent liquide avec garde dans le système bancaire n’offre aucune sécurité en cas de crise. Les investisseurs doivent garder leurs métaux précieux dans des coffres en dehors du système bancaire. (…) »

Une idée de génie… Comment faire pour éviter les récessions à venir malgré l’interventionnisme exacerbé des banques centrales ? Interdire l’argent liquide ce qui permettrait aux autorités de forcer les gens à dépenser leur argent. Si cette idée vous fait bondir, elle a pourtant été exprimée le plus sérieusement du monde dans un article du Telegraph par Jim Leaviss.

En préambule de cet article, le Telegraph écrit : « ce papier fait partie de notre série ‘Money Lab’ dans laquelle des figures respectées du monde de la finance proposent des idées sujettes à la controverse pour améliorer nos finances personnelles (sic) ou l’économie. » Si toutes les idées ont le droit d’être émises en vertu du principe de la liberté d’expression, il est néanmoins inquiétant de voir de telles propositions liberticides être avancées comme des progrès pour l’humanité.

Car que propose Mr Jim Leaviss afin que les gouvernements disposent de « meilleurs outils pour combattre les récessions » ? Tout simplement d’interdire l’argent liquide afin que la population soit forcée d’avoir son argent sur un compte. Et lorsque l’économie ne tourne pas, le gouvernement instaurerait des taux négatifs afin de pousser dans le dos ceux qui ne souhaitent pas dépenser leur argent. Autoritarisme, dirigisme, nous vous laissons libre du qualificatif.

En préambule de son article, Leaviss cite le cas du Danemark dont nous vous avons déjà parlé. Des bruits circulent d’ailleurs que le Danemark cessera de produire des pièces et des billets à partir de 2016 pour s’orienter vers une monnaie exclusivement électronique.

Il cite ensuite les travaux d’un économiste norvégien, Trond Andresen, qui se serait déjà penché en détail sur le sujet. Voilà à quoi notre monde ressemblerait dans la tête de ces apprentis dictateurs financiers :

« Dans le futur, tous les payements seraient faits via des cartes sans contact, des applications mobiles et d’autres moyens électroniques tandis que les billets et les pièces seraient abolis. Vous n’auriez plus de comptes à la banque mais auprès d’une institution du gouvernement ou de la banque centrale. Les banques existeraient toujours, elles prêteraient toujours de l’argent mais elles recevraient leurs liquidités de la banque centrale et non des épargnants.

Grâce à la centralisation des comptes, les autorités pourraient donc encourager ou décourager les gens de dépenser. Pour augmenter les dépenses, le gouvernement imposerait un taux d’intérêt négatif, une taxe sur l’épargne.

Voyant leur argent être confisqué petit à petit, les gens deviendraient plus enclins à acheter des biens et des services. (…) Le récipiendaire de l’argent agirait alors de la même façon, il dépenserait plus rapidement, ce qui ferait augmenter la vélocité de la monnaie.

Et quid de la situation inverse lorsque l’économie surchauffe ? Le gouvernement peut réinstaurer des taux positifs ou même imposer une taxe sur les transactions : lorsque vous achetez quelque chose, vous devez payer une petite pénalité. (…)

Une telle approche serait plus efficace que l’outil actuellement à la disposition des banques centrales, à savoir la fixation des taux. (…)

Actuellement, il est facile pour les individus ne pas être impacté par les taux négatifs : il suffit de détenir des billets de banque dans un coffre (note : ou des métaux précieux…). Mais si l’argent liquide était aboli, il n’y aurait plus d’alternative. (…) »

Et maintenant, le coup final : une telle planification de l’économie dont n’auraient même pas osé rêver les bolcheviques n’a qu’un seul objectif, votre bien :

« En plus de contrôler l’économie, un tel système sans argent liquide présente bien d’autres avantages : il est moins cher à gérer tandis que la contrefaçon est impossible, tout comme les vols. »

Apparemment, Mr Leaviss ignore de quoi sont déjà capables les pirates informatiques aujourd’hui. Et en ce qui concerne la contrefaçon, elle est institutionnalisée par les QE. Mais soit, il n’a pas fini :

« L’économie au noir serait grandement réduite tandis que l’évasion fiscale deviendrait impossible ».

Peut-être mais le troc  ferait alors un grand retour en force. À moins de l’interdire, bien évidemment.

Le plus effrayant dans le descriptif de ce système financier orwellien c’est qu’il pourrait très bien faire son apparition à terme.

Crédit photo : TaxRebate.org.uk

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Le train est en marche, les déclarations de politiques et de patrons de banque en faveur d’une société sans argent liquide s’étant multipliées depuis le début de la décennie. Sur ce terrain, les pays nordiques sont à la pointe, et notamment le Danemark, qui propose de supprimer l’obligation d’accepter les paiements en liquide pour certains commerces.

Cette information est relayée par la presse mainstream, et notamment par cet article de Yahoo :

« Le gouvernement danois propose de supprimer l’obligation pour certains commerçants d’accepter les paiements en liquide, ce qui serait un premier pas pour le pays vers une société sans argent liquide.

Quasi 1/3 de la population danoise utilise MobilePay, une application pour smartphone qui permet de transférer de l’argent à d’autres utilisateurs ou à un commerce pour régler un achat. Les pays nordiques sont également à la pointe en ce qui concerne les paiements par carte de crédit dans l’Union.

Le gouvernement souhaite qu’à partir de l’année prochaine, des commerces comme les magasins de vêtements, les stations-service et les restaurants ne soient plus obligés d’accepter les paiements en liquide.

La proposition fait partie d’un lot de mesures préélectorales destinées à améliorer la croissance en réduisant les coûts et en augmentant la productivité des entreprises. Avant d’entrer en vigueur, la mesure devra être votée par le Parlement ; aucune date n’a encore été fixée.

Il y a peu de chances que cette proposition rencontre beaucoup d’opposition au Danemark, où il est très courant de sortir sa carte de débit ou de crédit pour régler même les plus petits achats. (…)

Bill Gates, le fondateur de Microsoft, est un ardent partisan de l’argent électronique. (…) Cependant, le banquier central allemand Carl-Ludwig Thiele s’est érigé en défenseur passionné des billets de banque et des pièces de monnaie en citant les habitudes de paiement, la liberté et même le romancier russe Dostoïevski :

« Abolir l’argent physique nuirait à la souveraineté des consommateurs, à leur libre choix quant aux moyens de paiement, » a déclaré M. Thiele, responsable de l’argent liquide ainsi que des systèmes de payements et de règlements à la Bundesbank. « De quel droit le gouvernement se permet-il d’imposer aux citoyens comment ils doivent régler leurs achats ? », a-t-il demandé.

Il a également ajouté que 80 % des transactions financières se font toujours en liquide. « Chaque personne choisit ses moyens de payement en fonction de ce qui lui convient. Comme l’a dit Dostoïevski dans 1861 : l’argent, c’est la liberté monnayée. »