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COMEX

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Nous avons enfin atteint le jour des expirations : les contrats or et argent du 16 décembre du COMEX entrent dans leur période de livraison à la clôture d’aujourd’hui. Avec l’intérêt ouvert total du COMEX de retour à ses niveaux de décembre, avons-nous atteint le plus bas ? Comme d’habitude, il faut regarder la paire USDJPY pour trouver des éléments de réponse.

Jusqu’à hier soir, l’intérêt ouvert de l’or du 16 décembre au COMEX était en baisse pour un total de seulement 30 773 contrats. Environ 50 à 60 % de ces contrats ont été liquidés et fermés aujourd’hui, laissant environ 10-15 000 contrats en attente de livraison, les demandes de livraison allant être envoyées à partir de ce soir. En décembre dernier, il n’y a eu que 2 073 livraisons de contrats or, ce qui signifie qu’elles devraient être supérieures de 5 fois à la fin de ce mois.

De plus, l’intérêt ouvert total de l’or au COMEX a de nouveau baissé hier pour atteindre un chiffre maigrichon de 410 824 contrats. Voyez plutôt :

      DATE                  PRIX                IO TOTAL

  • 25/11/15        $1072                393.110
  • 31/12/15        $1065                415.220
  • 11/07/16        $1364                657.776
  • 28/11/16        $1191                410.824

Vous voyez le truc ? Prenant leurs décisions sur base de quelques indicateurs clés, les algorithmes du trading à haute fréquence (HFT) achètent de l’exposition à l’or papier et le prix augmente. Pour limiter les dégâts de la hausse, les banques émettent de nouveaux contrats afin de diluer l’impact sur le prix de tous ces achats. Alors que les indicateurs se retournent, les algorithmes liquident leur exposition à l’or et le prix baisse. Les banques utilisent ces ventes pour racheter leurs positions short et l’intérêt ouvert décline.

Est-ce que les fondamentaux de l’offre et de la demande de l’or physique ont changé dans l’intervalle ? Peut-être un tout petit peu, vu que le sentiment et la demande physique s’améliorent généralement lorsque le cours est à la hausse. Mais ce qui importe vraiment en termes de prix, c’est la demande des algorithmes pour les dérivés de l’or papier et non le métal en lui-même.

Certains apologistes du système affirmeront que c’est futé et efficace… que d’acheter, posséder et stocker de l’or coûte trop cher mais aussi donc que ces formes synthétiques de l’or sont préférables. Idioties ! Moi, ce que je vois, c’est une manigance des banques pour faire du profit. Les banques créent et gèrent quasi toutes les formes d’or synthétique disponibles aujourd’hui, des contrats à terme en passant par l’or non alloué du GLD. Elles ont le pouvoir de créer à partir de rien la quantité d’or synthétique demandée par « le marché », elles ont donc de fait le pouvoir sur le prix de l’or. Qu’elles ne se privent pas de contrôler.

OK, c’est ainsi que ça marche. Tant que les banques conservent le contrôle, la seule façon de savoir quand le cours de l’or grimpera consiste à observer les indicateurs suivis par les algorithmes pour acheter de l’or synthétique. Quels sont-ils ?

  1. Le marché des changes, et plus spécifiquement la paire USDJPY.
  2. Plus globalement le dollar américain tel que mesuré par le dollar index.
  3. Et vu que c’est le cours de l’or exprimé en dollars qui est le plus observé, les tendances générales et les niveaux des taux américains, et en particulier les taux réels, à savoir les taux desquels on a retranché l’inflation.

C’est tout. Ce sont ces trois-là. Exploitez-les à votre profit comme nous l’avons fait durant la première moitié de 2016 et vous obtenez une hausse de 30 %. Cependant, lorsqu’ils se retournent tous contre vous comme c’est arrivé fin septembre, ATTENTION !

Vous avez dû voir ces graphiques au moins 1 million de fois. La paire USDJPY inversée est en chandelier tandis que le cours de l’or est indiqué par des barres. De nouveau, voyez-vous un cours de l’or dicté par ses fondamentaux ou 2 actifs corrélés, vu que, souvent, lorsque les algorithmes voient un mouvement du USDJPY ils achètent ou vendent immédiatement de l’or papier en réponse ?

j6100 or-jpy yen-japonais

Sur ce, terminons sur une note positive. Il y a une semaine, les éco-quants de JPM ont émis une prévision pour l’USDJPY projetant une baisse vers 100, voire même en dessous. Eh bien aujourd’hui, UBS vient de faire une prévision quasi identique. (…) De nouveau, lorsque l’USDJPY était près de 100 l’été dernier (ou 1.00 pour le JPYUSD du graphe ci-dessus), l’or se trouvait entre 1330 et 1380 $. Pourquoi ? Les algorithmes avaient observé la chute de la paire USDJPY de 120 à 100. En réponse, ils avaient acheté de l’or papier au COMEX. L’intérêt ouvert total du COMEX avait grimpé de plus de 50 % tandis que le prix de l’or avait augmenté de plus de 30 %.

Pourrions-nous être à l’aube d’une telle hausse ? J’espère que vous avez compris que la paire USDJPY détient la clé. Si les quants de la JP Morgan et d’UBS ont raison, préparez-vous à une hausse en 2017 et non à la sempiternelle baisse annoncée par les permabears habituels. »

Source : article de Turd Ferguson, publié le 29 novembre 2016 sur TF Metals Report

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lingot d'or

Article de Turd Ferguson, publié le 1er août 2016 sur TF Metals Report, mettant en exergue l’explosion des demandes de livraison d’or physique au COMEX depuis mai 2016, du jamais vu :

« Même si les « livraisons » d’or du COMEX ne sont rien d’autre qu’un simulacre, un carrouselde reçus et de bons de souscription qui changent de main, les dernières tendances sont révélatrices.

Elles semblent indiquer une demande extrême pour l’or sous toutes ses formes. Mais avant d’approfondir, plantons le décor pour être certains que nous parlons tous de la même chose.

Les mois de livraison et de non-livraison du COMEX

Durant toute l’année, le Comex gère les échanges de contrats à terme pour chaque mois calendrier. Cependant, chaque mois de l’année n’est pas traité de la même façon. 6 mois de l’année sont des « mois de livraison » : les contrats de ces mois sont ceux qui sont le plus concernés par les transactions à court terme, en termes d’intérêt et de volumes. Il s’agit des mois de février, avril, juin, août, octobre et décembre.

Les autres sont considérés comme des mois de « non-livraison», ils sont très rarement utilisés pour obtenir la livraison d’or physique (mais cela reste possible). Il s’agit donc des mois de janvier, mars, mais, juillet, septembre et novembre.

En jetant un bref coup d’œil au « tableau de la situation actuelle » du COMEX, on observe que les contrats d’août 2016 sont désormais en phase de « livraison ». Le prochain moins actif est celui de décembre 2016, voyez plutôt :

livraison-comex-2016

Et, comme vous pouvez le voir ci-dessous, environ 3/4 de l’intégralité des contrats ouverts du COMEX concerne l’échéance de décembre 2016 :

interet-ouvert-or-comex-2016

Ok ? Donc, lorsqu’un type de contrat à terme disparaît du tableau, comme ce fut le cas de celui d’août 2016 jeudi dernier, il entre dans sa phase de « livraison ». C’est à ce moment-là que le simulacre et la fraude des livraisons du COMEX entre en scène, souvent caractérisés par une simple réallocation de l’or papier entre les différentes banques qui y stockent de l’or. Nous avons évoqué ce sujet à de maintes occasions durant les 6 dernières années, nous n’allons donc pas revenir là-dessus. Nous nous bornerons à résumer en disant qu’il y a très peu de métal physique véritablement livré au COMEX. L’intégralité du processus est simplement en place afin de créer l’illusion de livraisons physiques, histoire de donner une once de légitimité au système de fixation des prix des dérivés papier de l’or des banques de lingots. Cela dit, ce qui se passe actuellement au COMEX est frappant. Cette tendance requiert toute votre attention et votre considération.

Les anomalies actuelles du COMEX

Commençons par observer à quoi ressemble une année classique de livraisons du COMEX. Vous trouverez ci-dessous un tableau affichant les livraisons totales par mois au COMEX pour 2015. Notez que les ovales bleus mettent en évidence les « mois de livraison », qui commencent avec décembre 2014, tandis que les rouges indiquent les mois de « non-livraison».

livraisons-comex-2015

Comprenez-vous comment cela marche ? En 2015, les 6 mois de livraison ont débouché sur la livraison d’or de 15.070 contrats or du COMEX, soit en moyenne 2.500 contrats par mois. Chaque contrat représente 100 onces « d’or ». Le COMEX affirme donc avoir livré 1.507.000 onces d’or durant ces 6 mois, soit seulement 47 tonnes. En 2015, les 6 mois de non-livraison ont débouché sur des livraisons de 1.148 contrats, soit environ 200 par mois. Cela correspond à 114.800 onces d’or, presque 4 tonnes.

Au total, en 2015, le COMEX a livré 16.218 contrats, soit 1.621.800 onces d’or ou encore environ 51 tonnes (… soit 1,5 % de la production mondiale annuelle d’or, ce qui veut dire une quantité négligeable. C’est pourtant le COMEX qui détermine le cours de l’or. Elle est pas belle, l’arnaque ? (…)).

Mais ne nous égarons pas. Retournons à nos moutons et à nos soi-disant livraisons du COMEX et voyons la tendance étonnante que nous avons mentionnée qui se dégage.

Les demandes de livraison d’or au COMEX explosent en 2016

Ci-dessous, voici le tableau des livraisons d’or du COMEX en 2016 jusqu’à aujourd’hui. Voyez, alors que l’année débute, que la quantité « d’or » qui passe de main en main n’est pas fort différente des volumes de 2015, et même des années précédentes. Le mois de janvier (non-livraison) ouvre l’année avec seulement 172 contrats livrés. Le mois de livraison de février suit avec 2.569 contrats. Une quantité supérieure au même mois de l’année dernière, mais rien de significatif. Le mois de non-livraison de mars a vu la livraison de 743 contrats, le mois d’avril de 3.984.

demande-livraisons-or-comex-2016

Et c’est maintenant que les choses deviennent amusantes.

  • Mai 2015 (non-livraison) : 26 – Mai 2016 : 2.215
  • Juin 2015 (livraison) : 2.959 – Juin 2016 : 15.785
  • Juillet 2015 (non-livraison) 728 – Juillet 2016 : 6.987

Mmmmh. Cela ne semble-t-il pas inhabituel ? Oui, je le pense aussi. Revenons aux chiffres totaux de livraisons pour l’année 2016. Rappelez-vous, 16.218 contrats, soit 51 tonnes. Cette année, rien que le mois de juin a presque atteint les volumes totaux de livraisons de 2015. Tandis que le mois de juillet, de non-livraison, a enregistré 6.987 contrats en demande de livraison. Soit 5 fois plus que toutes les demandes de livraison durant les mois de non-livraison du COMEX en 2015 !

Et la tendance ne semble pas s’inverser. Pour les contrats à terme du mois d’août, il y a actuellement 14.402 contrats ouverts en demande de livraison (note : cela peut évoluer dans les 2 sens). À cela, il faut ajouter 5.028 contrats en demande ferme de livraison. Ce qui signifie que le mois d’août pourrait dépasser le record du mois de juin. Intéressant, non ? Il s’agit clairement de quelque chose qu’il faudra suivre jusqu’à la fin de l’année.

Mais en quoi cela est-il important ?

Comme nous l’avons dit, le jeu des livraisons du COMEX n’est qu’un simulacre, un jeu de transfert de papier entre les banques de lingots. Donc, croire qu’il y aura un défaut de livraison du COMEX est naïf. L’importance de cette information, c’est qu’elle est révélatrice de l’état de la demande de l’or sous toutes ses formes. Considérez aussi :

  1. Le tonnage d’or qui transite à travers le monde, de l’Occident vers l’Orient et du Sud vers le Nord.
  2. La croissance extrême des stocks d’or des ETF or.
  3. L’intérêt ouvert total du COMEX, qui entre le 29 janvier et le 11 juillet a progressé de 73 %
  4. La demande des Monnaies et des banques centrales, dont la Chine et la Russie
  5. La popularité des actions minières a fait exploser l’indice HUI de 170 % durant les 12 derniers mois.

Et voilà que maintenant, le COMEX enregistre des demandes de « livraison d’or » à des niveaux jamais vu.

Nous sommes vraiment en terre inconnue les amis… Au-delà des limites de la carte, dans des zones où se trouvent des créatures étranges et terrifiantes. Ces anomalies historiques dans les « livraisons » du COMEX ne sont qu’une nouvelle donnée signalant une demande mondiale extrême pour l’or sous toutes ses formes. Nous espérons qu’un jour, le système de fixation des prix des dérivés papier de l’or des banques de lingots s’effondrera, lorsque les demandes de livraison submergeront simplement la capacité des banques de lingots de fournir de l’or physique en « juste à temps » à un monde de l’investissement à l’appétit insatiable pour le métal jaune.

Quand ce jour viendra-t-il ? Impossible à dire avec certitude en raison de la nature délibérément opaque du système actuel. Néanmoins, ce jour viendra, c’est pourquoi il vaut mieux vous y préparer. Achetez de l’or et prenez livraison maintenant avant qu’il ne soit trop tard. Lorsque la musique s’arrêtera et que le système papier prendra fin, je peux vous promettre que vous vous mordrez les doigts si vous faites partie des gens mal informés à qui il ne restera  plus que du papier dans les mains. »

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lingot et pièces d'or

Article de Bill Holter, publié le 31 mai 2016 sur GoldSeek.com :

« Comme vous le savez, les prises de livraison d’or de mai au COMEX sont habituellement un non-événement. Mais cette année, c’est apparemment différent. À titre d’exemple, en 2015, les demandes de livraison de métal se sont élevées à 2.500 onces. Cette année, elles sont de 221.000 onces. Au 30 avril, elles s’élevaient à 5,6 tonnes pour ensuite progresser tout au long du mois de mai jusqu’à 6,89 tonnes. Cette « croissance » tout au long du mois est un événement qui, à ma connaissance, n’a jamais eu lieu auparavant.

Plus de 48 tonnes de demandes de livraison au 1er juin

Vient ensuite le premier jour des notifications de juin et c’est la baffe ! 15.493 contrats demandent livraison du métal, pour un total de 48,193 tonnes (l’année dernière, ce chiffre s’élevait à 26,3 tonnes au 1er juin ; il avait ensuite fondu comme neige au soleil tout au long du mois). Le COMEX affirme avoir 23 tonnes d’or enregistré. Il semble qu’il y ait 17 tonnes des mois précédents plus les 6,8 t de mai à devoir être satisfait par ces 23 tonnes. Les 48 tonnes de juin représentent une quantité absolument énorme. Que se passera-t-il si on observe la même tendance en juin qu’en mai, à savoir si les demandes de livraison en fin de mois progressent de 20 % par rapport à celle du début de mois ? D’où viendra l’or ?

Comme je l’ai écrit la semaine dernière, les acheteurs semblent être différents que ceux de mai. Car au lieu de voir les demandes de livraison baisser pendant la période de livraison, elles ont augmenté de façon régulière tout au cours du mois. De par le passé, certains analystes, dont moi-même, ont affirmé que le COMEX paie une prime afin d’annuler les demandes de livraison. Tout simplement car il est totalement absurde que des entités positionnées long fournissent les fonds nécessaires à des acquisitions d’or physique pour ensuite mystérieusement disparaître. La seule explication possible est donc qu’elles ont reçu une offre de compensation financière qui a été acceptée. En ce qui concerne mai, cette stratégie semble avoir lamentablement échoué. Il est possible que ceux qui souhaitent la livraison de métal en juin, ayant vu ce qui s’est passé en mai, aient été pris de panique, ce qui explique l’ampleur de ces demandes de livraison du 1er juin.

Il faudra suivre de très près ce dossier. Il se pourrait que le COMEX soit sur le point d’être à court de 50 tonnes d’or pour assurer les livraisons si les choses restent en l’état. Seront-ils en mesure d’encourager le changement de classification d’or éligible (de clients) en or enregistré pour satisfaire les livraisons ? Nous le saurons très bientôt ! »

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james turk

Interview de James Turk, publiée sur KWN le 10 mai 2016 :

« Nous savons ce qui se passe au COMEX en observant les variations des positions ouvertes qui indiquent le nombre de contrats en cours. Pour chaque contrat il y a une position short et une position long.

À de nombreuses reprises, nous avons vu le nombre de positions ouvertes grandir alors que de nouveaux acheteurs se présentent. Dans un marché non contrôlé, le cours de l’or augmente en conséquence. S’il y a un vendeur pour chaque acheteur, dans un marché libre le vendeur a pour objectif de faire un profit. Les ventes ne se font donc pas indéfiniment car certains vendeurs doivent couvrir leurs positions pour protéger leur capital tandis que d’autres vendeurs attendent en embuscade un point d’entrée lorsque le cours a grimpé suffisamment.

Mais dans un marché contrôlé, l’augmentation de ces positions ouvertes peut servir à plafonner le cours de l’or. C’est ce qui s’est passé la semaine dernière. Les vendeurs qui se sont manifestés n’étaient pas intéressés par un profit ou la protection de leur capital. Ils n’ont cessé de vendre encore et encore, ce qui a fait grimper le nombre de positions ouvertes.

Sur la semaine, le cours de l’or a grimpé de 2,7 dollars. Pourtant, les positions ouvertes ont grimpé de presque 20 % par rapport au vendredi dernier, ce qui est incroyable. Les positions shorts n’ont cessé de s’accumuler pour empêcher l’or de franchir la barre des 1300 $. Ils ont vendu autant de contrats qu’il était nécessaire pour atteindre leur objectif.

Hier, les positions long ont fini par comprendre qu’elles se frottaient à une entité très puissante. Lorsqu’ils l’ont réalisé, ils ont abandonné et vendu leurs positions afin de protéger leur capital. Le mouvement, par effet boule de neige, a pris de l’ampleur. Et à qui les longs vendent ? À ceux-là mêmes qui étaient short pour plafonner le cours. Afin de couvrir leurs positions short, ils achètent celles des longs devenus nerveux qui souhaitent sortir afin de protéger leur capital. Après quoi les positions ouvertes baissent.

Reste à savoir qui est le responsable. Ceux qui lisent KWN le connaissent. Et pour le déterminer, il suffit d’effectuer un petit calcul. En une semaine, les positions ouvertes ont augmenté d’environ 95.000 contrats, ce qui représente 9,5 millions d’onces d’or papier d’une valeur d’environ 12 milliards de dollars.

Les grandes institutions et les opérateurs sont soumis à des limites qui les empêchent de prendre position sur plus de 6.000 contrats. Donc ces entités ne peuvent être responsables. Seules les banques qui opèrent au nom des banques centrales peuvent représenter de tels volumes. Elles prétendent se couvrir afin d’échapper à ces limites. Il est donc clair que les planificateurs centraux ont demandé à leurs agents, les banques, de vendre à tout prix afin d’empêcher l’or de dépasser les 1300 $.

Que faire ? Ne vous fatiguez pas à écrire à votre membre du Congrès ou à la CFTC. Vous devez vivre avec le fait que le marché papier de l’or est manipulé et vous en tenir éloigné. (…) Achetez de l’or physique : les planificateurs centraux finiront par être dépassés, comme c’est arrivé en mars 1968 lorsqu’ils devinrent incapables de fournir du métal au prix artificiel de 35 $ l’once. Après cet événement, nous savons tous que le cours de l’or a explosé pour ensuite grimper davantage dans les 12 années qui ont suivi. L’histoire se répétera. »

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lingots d'argent

Extrait de l’interview de David Morgan du 16 mars 2016 par Mike Gleason (source) :

Mike Gleason : nous avons assisté à une chute importante des stocks d’or enregistrés au Comex, baisse qui a débouché sur une situation apparemment ridicule, dans laquelle 500 onces de papier sont garanties par une seule once d’or physique. Quelle est votre opinion à ce propos ? Faut-il s’en alarmer ? (…) Cela pourrait-il remettre en cause la crédibilité du Comex en tant que mécanisme fiable de détermination du prix de l’or et de l’argent physique ?

David Morgan : Excellente question. Si seulement j’avais la réponse ultime. Tout d’abord, il s’agit d’un grand motif d’inquiétude. Mais les chances que quelqu’un prenne livraison du métal restant sont très faibles. Voici pourquoi.

Tout d’abord, si vous lisez le contrat que tout le monde signe, qu’il s’agisse d’un particulier pour un contrat ou un mini contrat ou qu’il s’agisse d’une énorme institution qui échange des milliers de contrats, ou même une banque centrale qui effectue des transactions qui peuvent comporter plusieurs milliers de contrats en une fois. Les règles sont les mêmes pour tout le monde, à savoir que le règlement peut se faire en cash.

En cas de livraison, ce qui reste une possibilité, d’une quantité de métal qui est supérieure à celle qui est disponible dans les coffres du CME, il y aurait compensation en argent liquide. Et je suis sûr que la presse mainstream tournerait les choses afin de les présenter de la façon la plus positive qui soit, par exemple « Un trader sans scrupules demande livraison, ses contrats sont réglés en cash comme le règlement le prévoit ». Ils ne préciseront pas que la compensation se fait sur base du cours de l’or papier. Ils demanderait aussi comment quelqu’un peut-il demander livraison alors que tout le monde sait qu’un contrat or est simplement un mécanisme papier qui sert à définir le cours du métal, qui n’a strictement rien à voir avec la demande physique. Ce qui est évidemment vrai et faux.

Moins de 1% des transactions débouchent sur une livraison de métal. Néanmoins, cela arrive tout de même. La quantité d’or qui se trouve au CME est risible. Une entité, composée de plusieurs personnes ou entreprises, pourrait demander livraison et créer une belle pagaille. La question est de savoir qui serait prêt à le faire ? Je n’ai pas la réponse. La plupart des grosses entités ne sont pas candidates, car cela leur ferait de la publicité négative. (…)

Je suis sceptique, et même si je n’aime pas sembler cynique… Cela fait 40 ans que je suis dans le métier, j’en ai vu des choses. Quand on regarde ce qui s’est passé avec l’argent dans la fin des années 70, si vous lisez le livre Silver Bulls de Paul Sarnoff, que j’ai lu plusieurs fois, vous avez une bonne idée de ce qui s’est passé au jour le jour concernant l’affaire des frères Hunt et le genre de conversation qui avait lieu.

D’un point de vue personnel, je voudrais vraiment que cela arrive. Que quelqu’un demande la livraison de ces réserves misérables d’or pour voir quelles seraient les conséquences. Mais qui osera ? À mon avis, personne. J’ai peut-être tort, mais c’est très improbable selon moi. (…) »

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lingots d'argent

Article signé Ted Butler, publié le 28 janvier 2016 sur SilverSeek.com :

« Les rotations, ou mouvements de métal physique arrivant au quittant les entrepôts du COMEX, ont littéralement explosé durant les 3 dernières semaines. Quasi 22 millions d’onces ont transité tandis que les inventaires totaux ont baissé de 4,5 millions d’onces pour atteindre 156,9 millions d’onces.

De mémoire, nous avons connu durant ces 5 dernières années des mouvements de plus grande ampleur durant quelques semaines seulement. Ne perdez pas de vue que je parle de mouvements d’argent physique et non d’ajustements comptables concernant de l’argent passant de la catégorie « éligible » à « enregistré » et vice versa. Les rotations physiques, c’est simplement cela : de l’argent métal se trouvant dans les entrepôts du COMEX qui est chargé sur des camions ou du métal arrivant par camions qui est stocké dans les coffres du COMEX.

Les quantités allant et venant des différents entrepôts d’argent du COMEX sont énormes. Elles peuvent parfois s’élever à 50 % ou plus de la production mondiale. Je suis toujours étonné de voir à quel point ces mouvements sont ignorés par la communauté des analystes malgré les énormes volumes concernés, la fréquence des occurrences et la facilité de vérifier leur véracité.

Une situation unique au marché de l’argent

Depuis 5 ans, je ne cesse de fulminer contre les rotations effrénées et les mouvements d’argent physique des stocks du COMEX. Plus important encore, ce jeu des chaises musicales est une particularité du marché de l’argent : on ne le retrouve sur aucun autre marché des matières premières. Par rapport à toute autre matière première, ces rotations sont curieuses car la quantité d’argent disponible au sol est bien moins importante qu’il y a 20,30 ou 60 ans. Le peu d’argent physique qui reste ne cesse de faire de grands va-et-vient comme si demain allait être le dernier jour. J’en conclus qu’il s’agit de la preuve des tensions sur le marché de gros de l’argent physique. Tension et pénurie ne diffèrent que de peu, il s’agit juste d’une question d’intensité.

Il y a plus d’or disponible au sol que d’argent !

Des 40 à 50 milliards d’onces d’argent qui ont été extraites au cours de l’histoire, les inventaires visibles de lingots de 1000 onces représentent moins d’un milliard d’onces. De plus, nous savons pourquoi il ne reste qu’une si petite quantité d’argent physique par rapport à la production historique : la majorité a été consommée par l’industrie durant les 50 ou 100 dernières années. C’est pourquoi il y a plus d’or que d’argent disponible au sol, malgré la production bien supérieure du métal gris.

Durant les 5 dernières années, les inventaires existants d’argent physique furent stables ou légèrement en baisse, malgré le fait que les statistiques reflètent que les inventaires totaux véritables ne baissent plus. Cet état de fait crédibilise ma théorie selon laquelle JP Morgan est en train d’accumuler en catimini de grandes quantités d’argent physique.

Récemment, les stocks d’argent du COMEX ont atteint leur plus bas depuis 3 ans à 155,4 millions d’onces. C’est près de 30 millions d’onces de moins que l’année dernière, soit une claque pour la croyance largement répandue qu’il y a un surplus d’argent. Non seulement les stocks d’argent physique visible diminuent, mais ils passent frénétiquement de mains en mains. Le cours de l’argent reste calé à un niveau tellement bas qu’il est impossible à justifier. Néanmoins, la demande pour le métal physique a provoqué l’explosion des rotations. Je pense qu’il s’agit de la preuve ultime de la manipulation du cours de l’argent et de l’explosion à venir de son cours. L’excédent de pétrole est quant à lui bien vrai, son prix est la conséquence de sa surabondance. Mais « l’excédent » d’argent ne concerne que les surplus de contrats futures, et non de métal véritable. Les preuves indiquent une tension grandissante sur le marché, à savoir les rotations du COMEX et les stocks visibles qui baissent au lieu d’augmenter. S’il ne s’agit pas d’une invitation pour acheter et s’accrocher à son argent métal, alors je ne sais pas de quoi il s’agit. »

Crédit photo : Flickr/Sprott Gold

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De curieux à inquiétant, le ratio or physique/papier du COMEX vient d’atteindre le niveau impensable de 542 après que les stocks d’or « enregistré » (registered) soient passés de 275.000 à 74.000 onces du jour au lendemain. L’information fait bien entendu la une des sites financiers alternatifs et spécialisés dans les métaux précieux. Voici ce qu’en dit ZeroHedge :

« Pendant ces dernières semaines, ce fut le calme plat du côté du Comex. Après que ses réserves d’or aient chuté à un niveau record de 120.000 onces début décembre, les choses se sont stabilisées en janvier. Durant tout ce mois, la quantité totale d’or disponible pour livraison, l’or enregistré (registered), est restée stable à environ 275.000 onces.

Jusqu’à aujourd’hui. À l’occasion de la dernière mise à jour des statistiques du Comex, nous apprenons que pas moins de 201.345 onces d’or enregistré ont quitté cette catégorie à la demande de leurs propriétaires pour passer en « éligible » réduisant de ce fait de 73 % l’or enregistré du Comex passant de 275.000 à 74.000 onces en 24 heures.

comex-or-enregistre-janvier-2016

Scotia Mocatta (-95k), HSBC (-85k) et Brink’s (-21k) sont les responsables de cette baisse. En attendant, l’intérêt ouvert (or papier) sur l’or est resté largement inchangé à environ 40 millions d’onces.

Ce qui signifie que le ratio que nous suivons de près depuis août 2015, soit depuis sa première explosion, qui détermine la quantité d’or papier susceptible de revendiquer la livraison d’une seule once physique a littéralement explosé.

Comme le graphique en en-tête le montre et qui même sorti de son contexte est troublant, l’intérêt ouvert s’élevant à 40 millions d’onces d’or et les 74.000 onces de métal physique se trouvant dans les coffres du Comex ce lundi signifient qu’il y a 542 demandes potentielles de livraison pour une seule once de métal jaune existant. Soit un facteur de dilution de 0,2 %.

interet-ouvert-comex-janvier-2016

Néanmoins les sceptiques suggèrent que sur la base d’une interprétation du contrat de livraison, le Comex peut tout simplement se servir dans les stocks d’or éligible pour satisfaire les demandes de livraison même en l’absence explicite de l’autorisation du propriétaire du métal.

Cela dit, cela ne change rien au fait qu’il n’y a plus que deux tonnes d’or pour satisfaire les demandes de livraison sur la base des protocoles en vigueur, ce qui est interpellant. Sans parler du fait que cette explication élude la question suivante : pourquoi tant de propriétaires d’or physique passent leur métal de la catégorie « enregistré » à « éligible » ?

Vu qu’il ne reste désormais plus que 74.000 onces d’or enregistré dans les coffres du Comex soit un peu plus de deux tonnes, on pourrait très rapidement savoir si les sceptiques ont raison ou tort. Car à ce train-là, les stocks d’or enregistré pourraient rapidement être à sec à la prochaine demande de livraison. Ou à l’impossibilité de la satisfaire. »

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Article de Secular Investor, publié le 22 janvier 2016 :

« Pourquoi la JP Morgan a-t-elle accumulé plus de 60 millions d’onces d’argent physique (*) dans ses coffres du Comex ? Il y a 4 ans, la banque ne possédait que 5 millions d’onces. Depuis, elle a continué d’accumuler du métal à perte vu que durant la hausse massive de ses stocks, le cours de l’argent a décliné de 30 à 14 $ l’once. Que sait la JP Morgan que nous ignorons ?

JP Morgan argent au Comex

Quelqu’un dans la banque américaine doit être persuadé qu’un beau jour, cet argent brillera de mille feux. Est-ce son CEO en personne, Jamie Dimon ? N’oubliez pas ce qu’il a dit l’année dernière :

« Certaines choses ne changent jamais. Il y a toujours une crise à venir. Les marchés ressentiront son impact. L’élément déclencheur de la prochaine crise sera différent de la précédente, mais il y aura toujours une nouvelle crise. »

Nous savons donc que le CEO de l’une des banques d’investissement les plus importantes des États-Unis s’attend à une autre crise. Et la même banque achète des quantités énormes d’argent qu’elle stocke dans ses coffres alors que le cours décline. Cela n’a de sens que si l’argent joue un rôle important durant la prochaine crise.

Argent physique : un marché cassé

La JP Morgan sait donc quelque chose que nous ignorons. Elle sait peut-être pourquoi le marché de l’argent physique est cassé.

Les importations d’argent ont augmenté l’année dernière aux États-Unis. Si le pays importe autant d’argent, c’est en raison de son industrie importante spécialisée dans l’argent. Les États-Unis sont l’importateur d’argent le plus régulier du monde. De plus, la production des Silver Eagle de la US Mint ne cesse de grimper chaque année.

Durant les 9 premiers mois de 2015, les importations d’argent ont augmenté de 798 tonnes. Pourtant, la demande industrielle d’argent a baissé considérablement, de 29 % pour être précis.

Importations-Argent-USA-2015

Si cette tendance devait se poursuivre au T4, cela signifierait que les États-Unis ont importé plus de 6000 tonnes d’argent alors que la demande industrielle est en baisse. La dernière fois que les States ont atteint de tels chiffres, c’était en 2011.

Quelle que soit la raison, les importations américaines d’argent sont en hausse. Quelqu’un, ou des entités importantes, doi(ven)t acquérir le métal gris en catimini. Peut-être la JP Morgan. (…) »

* Attention tout de même de faire la différence entre enregistré et éligible !

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métaux précieux

Article inspiré de celui de Smaulgld.com du 6 octobre 2015 ; version condensée.

Cela fait quelques années que des analystes des métaux précieux et non des moindres prédisent la fin du Comex. Celle-ci n’a toujours pas eu lieu et ne se produira probablement jamais.

L’analyse est connue : le ratio or physique/papier explose, les stocks d’or du Comex ne cessent de baisser, un beau jour il n’y aura plus assez d’or pour assurer les livraisons et le Comex sera obligé d’indemniser les participants en cash.

Il ne faudrait pas grand-chose pour vider les coffres du Comex. Les quantités disponibles dans ses coffres correspondent à quelques jours d’achats d’or de la Russie. L’Inde importe plus d’argent chaque mois que ce qui se trouve actuellement dans les coffres du Comex.

Le Comex est un lieu où les traders vendent de l’or et de l’argent (physique) qu’ils n’ont pas à d’autres traders qui n’en veulent pas.

Malgré cela, le Comex est toujours debout et la bourse des métaux précieux ne risque pas de tomber. Voici pourquoi :

Les nouveaux habits de l’empereur

Vous connaissez probablement ce conte de Hans Christian Andersen. Dans cette histoire, des escrocs parviennent à faire acheter à l’empereur des vêtements inexistants sous le prétexte que seuls les idiots et les incompétents sont incapables de les voir. Tout le monde fait alors comme s’il pouvait les voir. Seul un enfant a le courage de s’avancer pour crier la vérité : l’empereur ne porte aucun vêtement !

comex-octobre-2015

Les analystes du Comex sont comme l’enfant du conte d’Andersen. Ils dénoncent l’évidence d’une fraude dangereuse qui doit cesser. Il suffirait d’une entité demandant la livraison de l’intégralité des coffres du Comex pour mettre la bourse d’échange au tapis mais ce n’est pas arrivé et cela n’arrivera probablement jamais.

Les nouveaux habits de l’empereur version 2.0

Dans la version moderne de l’histoire, celle du Comex, les choses sont différentes. Au lieu de reconnaître les dénonciations des analystes du Comex, elles sont ridiculisées ou ignorées. C’est comme si, dans le conte original, l’enfant était réduit au silence ou mis sous tranquillisants pendant que l’empereur poursuit sa parade nudiste.

Les 4 raisons expliquant pourquoi le Comex ne s’effondrera pas (dans l’ordre d’importance)

1. Le Comex n’est pas le lieu où on achète de l’or ou de l’argent physique, c’est un marché papier

Le Comex est un lieu où les traders vendent de l’or et de l’argent (physique) qu’ils n’ont pas à d’autres traders qui n’en veulent pas. Ces traders veulent être exposés à l’or et l’argent mais pas au métal. La plupart des traders sont les banques de lingots.

De plus, la plupart des grossistes or et argent shortent souvent sur le Comex afin de protéger leurs acquisitions (hedge). Plus ils achètent des métaux physiques, plus le nombre de contrats short qu’ils vendent est important.

La plupart des contrats short et long sont prolongés ou expirent d’eux-mêmes. Très peu d’or et d’argent sont livrés dans le cadre des contrats du Comex. Pour illustrer ce fait, le graphique ci-dessous montre deux semaines de livraisons chargées à la bourse de Shanghai et une année (2014 en l’occurrence) de livraisons au Comex :

comparatif Comex Shanghai or

Les personnes qui désirent acquérir des métaux précieux ne se tournent pas vers le Comex. Que le ratio métal papier/physique soit de 2, 20, 100, 300 ou 1000 n’a donc aucune espèce d’importance.

2. Aujourd’hui, le système de réserve fractionnaire est accepté par les traders et la société

Dans un film de 1946, « It’s a wonderful life », un bankster parvient à convaincre ses clients d’avoir foi dans le système de réserve fractionnaire des banques. Le fait que l’argent des épargnants n’est pas en possession de la banque n’est pas considéré comme criminel mais comme le mode de fonctionnement de l’industrie bancaire. Aujourd’hui, cette réalité, lorsqu’elle est connue des citoyens, ne semble pas les perturber outre mesure.

Dans un tel contexte, difficile d’assister à un vent de panique. Le concept est accepté, volontairement ou par ignorance.

3. Il est impossible de battre le casino en jouant au casino

Les bourses d’échange, comme les casinos, disposent de règles pour garantir leur profitabilité et leur pérennité.

Si les traders du Comex devaient tout de même finir par perdre confiance et demander la livraison du métal, un tel événement provoquerait la hausse des cours et donc mécaniquement la reclassification de lingots éligibles à enregistrés par les entités désireuses de profiter de la hausse. Il y aurait donc probablement un ajustement naturel de l’offre.

comex-stocks-octobre-2015

Dans le cas contraire, le Comex dispose d’une règle sur les limites de position qui lui permettrait d’éviter d’être dépassé. Cependant dans un marché changeant rapidement, ce mécanisme de sécurité pourrait s’avérer insuffisant. Dans ce cas, qu’est-ce qui empêche une entité de demander la livraison d’une quantité de métal supérieure à ce que le Comex possède dans ses coffres ? La réponse est simple : le gouvernement américain.

Le cas des frères Hunt

Une telle entité serait probablement matée. La leçon des frères Hunt est à ce sujet instructive. Lorsqu’il fut clair que les frères Hunt étaient parvenus à accaparer presque tout l’argent physique disponible au début des années 80 (notamment en prenant livraison au Comex), le Comex restreignit les activités sur le marché de l’argent aux ordres de liquidation. En limitant les transactions aux ventes, le cours de l’argent chuta rapidement. Lorsque l’appel de marge sur les positions des frères Hunt fut atteint, ceux-ci ne purent rien faire pour éviter leur faillite.

C’est la preuve qu’il est impossible de battre le casino en jouant au casino. Dans un casino, il est interdit de compter les cartes lorsque vous jouez au blackjack. Ce qui signifie que si vous avez trouvé le moyen de battre le casino, celui-ci vous l’interdit.

La règle 413 du CME a été spécialement prévue pour les traders à qui prendraient l’envie de « battre le casino ». Cette règle permet d’exclure n’importe quel trader pour quasi n’importe quel motif (la règle 413 dit : « si des raisons substantielles laissent à penser qu’une telle action immédiate est nécessaire pour protéger les meilleurs intérêts de la bourse »).

Le Comex peut donc exclure arbitrairement n’importe quelle entité, sans préavis et sans motif clair.

4. Le Comex est une bourse protégée par le gouvernement américain

En admettant qu’un trader ou un groupe de traders exige la livraison d’une quantité de métal qui ne puisse être fournie, qu’aucun dédommagement financier ne soit offert en contrepartie et que le Comex ne fasse pas appel à la règle 413 pour éjecter ces traders qui causent du tort à la bourse d’échange, la partie serait terminée pour le Comex, n’est-ce pas ? Probablement pas. La Plunge Protection Team (PPT) interviendrait alors.

Après le krach boursier de 1987, le président Reagan signa l’ordre exécutif qui porta la PPT sur les fonds baptismaux. Son objectif est d’améliorer « l’intégrité, l’efficacité, l’ordre et la compétitivité des marchés nationaux ainsi que maintenir la confiance des investisseurs. »

La PPT, composée du Secrétaire au Trésor, du Président du Conseil des Gouverneurs de la Fed, du Président de la SEC et du Président de la CFTC dispose de marges importantes pour intervenir sur les marchés.

Le gouvernement des États-Unis est le plus puissant du monde. Lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts financiers américains et le dollar, le gouvernement américain ne plaisante pas et il vaut mieux ne pas le contrarier.

La PPT ne laisse pas la bourse baisser de quelques pourcents sans intervenir, alors croyez-vous vraiment qu’elle permettra à une bourse importante comme le Comex de faire défaut parce qu’un trader a demandé la livraison ?

Tout porte à croire qu’une entité qui se comporterait de cette façon recevrait un « traitement de faveur » de la part du gouvernement. Les transactions seraient annulées, le compte du trader suspendu, le fisc se pencherait sur la société et les individus concernés. Une inculpation pour terrorisme serait probablement d’actualité.

Conclusion :

Si quelqu’un souhaite prendre livraison des 160.000 onces d’or qui se trouve actuellement dans les coffres du Comex, nous lui souhaitons bonne chance…

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Article d’IRD, publié le 2 décembre 2015 : 

« On commence à connaître la chanson mais il est important de la chanter encore et encore pour faire éclater la vérité. La plupart d’entre vous savent désormais que le ratio or papier/or physique livrable s’élève aujourd’hui à 325, un chiffre incroyable. En admettant que le CME, qui gère le COMEX, décide d’obliger la détention dans ses coffres de tout l’or qu’il est censé détenir afin de garantir les contrats papier, cela signifie qu’il devrait importer six fois plus d’or soit 956 tonnes. Ce qui représente également plus du tiers de la production mondiale annuelle. Autant dire une mission impossible.

Il est également très important de ne jamais oublier que les chiffres qui sont rapportés concernant l’or stocké dans les coffres du COMEX proviennent des banques de lingots. Elles créent les rapports et les soumettent à l’appareil de publication du CME. Ces rapports ne sont pas audités. Utiliser ces chiffres en tant que statistiques fiables est en quelque sorte un acte de foi quelque peu risqué. Il s’agit d’un point factuel et non d’une opinion qui se base sur une histoire bancaire riche en erreurs comptables et en rapports perdus. Disons les choses clairement : si les chiffres du COMEX sont honnêtes et exacts, ce seraient bien les seuls à ne pas être entachés de fraude. Seriez-vous prêt à prendre ce pari ?

Pour en revenir à nos moutons, voici ce qu’il s’est produit aujourd’hui :

Après s’être échangé autour des 1065 $ durant la session d’échange asiatique où se trouve le véritable marché d’échange de l’or physique, l’or papier s’est soudainement retrouvé dans une désormais classique formation de type « chute libre » juste après 8 h (EST, Heure de l’Est). À ce moment aucune nouvelle ou événement susceptible d’impacter le marché de l’or n’est d’actualité. La chute du cours n’influence aucune autre matière première ou les futures des marchés actions.

Il s’agit d’un nouvel exemple de manipulation flagrante épure du cours de l’or en utilisant des contrats électroniques frauduleux. (…) »