1350 dollars : l’or va-t-il franchir ce seuil de résistance clé ?

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lingotins d'or

4 tentatives manquées : voici le bilan de l’or de ces 5 dernières années, lorsqu’il a testé et tenté de franchir le seuil de résistance des 1350 $. D’un point de vue technique, on devrait assister à un repli, mais qui sait ?

Selon John Rubino (source), ces 5 dernières années ont été déroutantes pour les partisans de l’or. Dans un environnement de création monétaire massive par les banques centrales, de déficits en hausse et de prise de pouvoir par des populistes un peu partout dans le monde, des événements qui auraient dû pousser l’or à la hausse, le métal précieux a grimpé à 4 reprises jusqu’à 1350 $ l’once pour ensuite repartir fortement la baisse. De quoi les démoraliser. Mais voici que le métal jaune s’apprête à faire une nouvelle tentative.

resistance à 1350 $

Il est clair que les forces actives en ce moment finiront par pousser les capitaux terrifiés vers l’argent sain, soit l’or et l’argent. Ensuite, d’un point de vue technique, cet affranchissement du seuil de résistance de 1350 $ devrait engendrer un mouvement puissant haussier jusqu’au prochain seuil de résistance, entre 1470 et 1500 $. (…) Tôt ou tard, cela devrait avoir lieu. Cela pourrait même se produire la semaine prochaine. (…) L’instabilité va régner dans le monde et depuis la dernière tentative avortée, deux nouveaux facteurs se sont manifestés en faveur du métal jaune.

Tout d’abord, les banques centrales sont devenues globalement des acheteuses nettes d’or. Rappelez-vous qu’il n’y a pas si longtemps de cela, elles vendaient du métal afin de diversifier leurs réserves via les obligations. Aujourd’hui, il semble qu’elles comprennent que cette approche était une erreur, si bien qu’elles font marche arrière. Il s’agit d’une source de demande importante, d’acheteurs qui ne se soucient pas vraiment du cours, et donc pour qui le franchissement de la barre des 1350 $ ne sera pas perçu comme une raison pour ralentir la cadence.

Deuxièmement, la FED, qui promet de serrer la vis depuis des années et qui a fini par le faire durant ces 12 derniers mois, a dû revoir ses projets en raison des marchés actions. Elle a donc arrêté de relever les taux. Elle devra probablement devoir se montrer à nouveau accommodante dans un avenir proche. Pour imiter notamment ses pairs, comme la Banque du Japon. Ce pays semble décidé à remettre une couche sur son expérience déficits élevés/taux zéro.

L’Europe, qui pourrait vivre dans l’agonie les derniers moments de son projet de marché unique initié après la Seconde Guerre mondiale, n’a qu’une solution pour sauver les meubles : une intégration bancaire agressive financée à coups d’argent très facile. Et la Chine, qui représente 60 % des nouveaux crédits accordés durant la dernière décennie, a décidé que cela n’était pas suffisant. Le rythme de création des crédits vient d’accélérer de plus belle (477 milliards de dollars de crédits accordés en janvier, un record historique en Chine). (…)

Ce qui nous amène au dollar fort pour conclure. L’or est actuellement à des niveaux élevés dans la plupart des devises. Mais la vigueur du billet vert a jugulé la hausse de l’or en dollars. Désormais, avec une élection présidentielle qui proposera un choix entre des républicains prêts à créer des déficits annuels de plus d’un trillion de dollars et des démocrates qui sont presque ou totalement socialistes, le dollar semble bien fragile aux niveaux actuels.

Faites le compte : de nouvelles politiques monétaires agressives, achats d’or des banques centrales, crises politiques… tous les ingrédients sont rassemblés pour propulser l’or au-delà des 1350 $ l’once… éventuellement !