Dans une année 2019 chaotique, l’or sera la « meilleure maison du mauvais quartier »

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lingotins d'or de 50 grammes, 20 grammes, etc.

Les risques s’accumulent-ils alors que 2019 pointe à l’horizon ? En Europe, l’Italie se querelle avec l’UE. On attend toujours un accord sur le Brexit, et son géant économique, l’Allemagne, vient d’enregistrer sa pire croissance depuis près de 6 ans.

Même si Wall Street parvient à échapper aux interférences du Vieux Continent, de nouvelles menaces apparaissent, avec la baisse du prix du pétrole, les tensions commerciales ainsi que la crainte qu’une erreur de politique de la FED dégénère.

« Les actions semblent être dans un no man’s land », a déclaré Sean Darby, stratégiste en chef des marchés actions chez Jefferies, qui écrit que les intentions de Jerome Powell et Cie sont ce qui empêche ses clients de dormir.

Et ces craintes sont justifiées si on en croit notre prévision du jour, qui anticipe une année 2019 remarquable (dans le mauvais sens du terme). Il conseille aux investisseurs de chercher refuge auprès d’un actif fort négligé.

« Investir dans l’or est un positionnement douloureux depuis 2012. Lorsque le métal jaune semble regagner en traction, le dollar se met tout à coup à connaître un regain de forme, ce qui débouche sur le recul inévitable de l’or », a écrit Chris Weston, responsable de la recherche chez Pepperstone group. « Cependant, alors que nous observons notre boule de cristal pour prédire ce qui nous attend en 2019, des signes précurseurs visibles semblent suggérer que l’année 2019 sera celle qui consacrera le grand retour du métal jaune. »

Il anticipe des opérations de « préservation du capital » durant 2019, des guerres commerciales allant crescendo, ce qui ne fera que renforcer le statut de valeur refuge de l’or. L’élément déclencheur de tout ceci sera la montée du chômage américain et la prise de conscience par les marchés que la FED a commis une erreur de politique en allant trop loin dans le relèvement de ses taux. Selon Weston, cela pourrait arriver durant le second trimestre de 2019.

Weston relève comment la Banque centrale américaine a réussi à balayer des chiffres plutôt inquiétants, comme la hausse du nombre de maisons invendues et la baisse des commandes de biens d’équipement, qui ont probablement contribué aux remous récents des marchés. Mais elle ne pourra pas ignorer les nuages qui se formeraient sous le soleil éternel qu’est actuellement le marché de l’emploi américain.

À partir de là, « l’aversion au risque va s’ancrer. On assistera alors à un aplatissement effréné de la courbe des taux ainsi qu’à une fuite du dollar. C’est dans un tel contexte que l’or brille, surtout lorsque les positions sur les marchés à terme de l’or ont été significativement réduites », a-t-il écrit. (…)

Source : MarketWatch.com