Actualités or-argent du 15 octobre 2020

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  • Après la baisse prononcée de mardi qui a précipité le métal jaune à 1.884 $, l’or s’est redressé hier jusqu’à 1.912 $ l’once. Depuis, il vivote autour des 1.900 $. Au moment d’écrire ces lignes, le métal précieux s’échange à 1.897,55 dollars l’once. L’argent s’échange, quant à lui, pour environ 24,14 $ après avoir dépassé brièvement les 24,5 $ hier. C’est à nouveau le comportement du billet vert qui a influencé celui de l’or ce 14 octobre.
  • TD Securities, qui fait indubitablement partie du camp des bulls de l’or, pense que la demande d’or des investisseurs va s’accélérer après l’élection. La firme indique que la demande de cette catégorie reste élevée. Cependant, elle doit vraiment être importante afin de compenser la faiblesse de la demande sur les marchés clés que sont la Chine et l’Inde. Néanmoins, TD Securities s’attend à voir la demande des investisseurs s’accélérer après l’élection présidentielle US. « Nous insistons sur le fait qu’un investissement dans l’or est politiquement agnostique, peu importe qui sera élu. Il ne faudra pas attendre longtemps pour qu’un accord de stimulations fiscales soit trouvé. » Et d’ajouter : « On estime que les programmes de Trump et Biden coûteront entre 5 et 5,6 trillions pour la décennie à venir. Cela dit, nous pensons qu’une vague bleue (démocrate) déboucherait sur une reprise généralisée, ce serait le scénario le plus positif pour les partisans de l’or. »
  • Les banques centrales veulent de l’inflation, mais elles sont incapables de la générer. Elles exhortent donc leur gouvernement à dépenser. Après les appels aux stimulations fiscales de Powell et Lagarde, c’est au tour du FMI de recommander aux gouvernements de délier les cordons de la bourse.
  • Selon Jesse Felder, l’or reste bon marché à 1.900 $, bien qu’il ait presque doublé en 5 ans. Son analyse repose sur le ratio or/Dow, qui est très bas en ce moment (voir ci-dessous). Si le ratio devait atteindre son record d’il y a environ 40 ans, le prix de l’or serait à peu près de 4.000 $ sur base d’un Dow Jones à approximativement 28.500 points, soit son niveau actuel.
  • La dette des nations les plus pauvres est une source d’inquiétude pour les grandes institutions internationales. En effet, tous les pays ne peuvent pas se permettre, comme les États-Unis, d’emprunter des quantités invraisemblables d’argent à des taux avantageux. À ce titre, il y a de plus en plus de pressions sur le FMI pour qu’il vende une partie de son or afin d’aider les pays les plus pauvres. L’initiative de la Jubilee Debt Campaign demande ainsi une annulation partielle de la dette via des ventes de lingots du FMI. Ce que le fonds refuse. Un porte-parole du FMI a déclaré : « Le FMI n’a aucune intention de vendre de l’or en ce moment. Nos réserves offrent une solidité fondamentale à notre bilan. Elles nous permettent de prêter aux pays membres à des taux attractifs. Elles sont particulièrement cruciales aujourd’hui, alors que les demandes d’aides sont exceptionnellement élevées, notamment du côté des pays les plus pauvres. » Le FMI a indiqué que l’or restera une composante clé de son portefeuille. En définitive, la « pierre de compagnie » n’est pas aussi inutile que cela si le FMI n’est pas vendeur, même à de tels prix.