• Ce 24 février, l’or a de nouveau reculé de 4 $, mais à l’occasion d’une séance plus volatile que celle de mardi. L’argent s’est par contre apprécié de presque 1 %, continuant ainsi de surperformer le métal jaune. Depuis ce matin, celui-ci est à nouveau en baisse de 0,66 %, alors que l’argent ne se replie que de 0,11 % au moment d’écrire ces lignes.
  • Jerome Powell s’est voulu rassurant hier, à l’occasion de son dernier témoignage en date face au Congrès. Il a notamment déclaré que les « agrégats monétaires ne sont plus des déterminants importants de l’inflation », et ce, depuis longtemps. La FED estime donc que son objectif de 2 % d’inflation ne sera pas atteint avant quelques années.
  • Le marché obligataire ne semble pas d’accord avec le président de la FED. La hausse des taux longs se poursuit, sans fléchir. Désormais, le bon du Trésor sur 10 ans est à 1,425 %. Cela reste bas, mais au mois d’août 2020 nous étions presque à 0,5 %. Nous ne sommes plus très loin des 1,5 %, le seuil susceptible d’engendrer des ventes paniquées des actions, selon de nombreux analystes financiers.
  • Concernant cette hausse des taux, il s’agit toujours, selon Powell, d’un « vote de confiance » dans les perspectives économiques américaines. Ailleurs, on est moins optimiste. Christine Lagarde a déclaré que la BCE surveille de près les taux obligataires. La Banque de Corée a averti qu’elle interviendrait si la hausse des taux devait se poursuivre. L’Australie, qui a adopté le contrôle de la courbe des taux, a été forcée d’intervenir. De son côté, la Bbanque de Nouvelle-Zélande a promis ce mercredi de poursuivre son QE, même si les perspectives économiques s’améliorent. Cette hausse des taux obligataires n’impacte pas que les gouvernements : les taux de nombreux crédits privés et d’entreprises fluctuent en fonction des taux obligataires.