• Avec l’action d’hier, l’or est de retour à la case départ, soit autour du niveau de support crucial des 1.770 $. Hier, le métal a plongé de presque 2 % pour clôturer à 1.769 $. L’argent s’est quant à lui replié de plus de 2 % pour finir la séance à environ 27,4 $. Ce matin, le métal jaune a été confronté à une forte pression baissière, qui l’a poussé à se replier jusqu’à 1.756 $. Au moment d’écrire ces lignes, il s’est redressé à 1.766 $. L’argent est également en difficulté, il s’échange en ce moment juste en dessous de 27 $.
  • La baisse des métaux précieux s’est inscrite cette fois dans un carnage généralisé sur les marchés. Ce jeudi, ils ont connu leur pire journée depuis le mois de mars 2020. C’est la poursuite de la hausse effrénée des taux obligataires américains qui a engendré ce chaos. Hier, le Nasdaq a dû concéder 3,6 %, le S&P 500 2,4 %. Le bon du Trésor sur 10 ans a déjà dépassé les 1,5 %, un seuil considéré crucial. Certains stratégistes avaient annoncé des remous sur les marchés actions en cas de franchissement de cette barre. Les prochains jours nous diront s’il s’agissait d’une simple secousse ou du début d’une correction plus profonde.
  • Du côté de la FED, on ne se montre pas inquiet en raison de la hausse des taux longs. En tout cas, ce n’est pas le message qu’elle souhaite faire passer. Se faisant l’écho de Powell, des présidents de FED régionales ont ainsi déclaré que cette hausse représente simplement l’optimisme qui règne quant à la reprise économique. Officiellement, on ne se prépare donc pas à une réponse. Cela dit, les taux courts commencent aussi à bouger. Notre article du jour évoque cette question.
  • Peter Boockvar met en exergue la schizophrénie des banquiers centraux. On ne peut pas en appeler à une inflation élevée tout en espérant maintenir les taux à des niveaux plancher. Si les marchés reniflent l’inflation, ils pousseront à la hausse les taux obligataires. C’est ce qui se passe en ce moment.
  • En bref, il faut s’attendre à un mois de mars mouvementé, toutes classes d’actifs confondues, qui pourrait même rappeler furieusement ce que nous avons connu il y a un an.