Correction boursière, mais pas encore de revirement définitif

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Jerome Powell ne renonce pas : il continue de resserrer la vis monétaire, ce qui commence à se ressentir sur les taux obligataires, et à semer le doute parmi les traders. Rien de bien méchant pour le moment. La situation est néanmoins à surveiller, voici le point de vue de Sputnik.fr :

Un fort recul de l’indice Dow Jones, qui a enregistré mercredi sa pire séance depuis février dernier, a eu des répercussions sur les marchés européens et asiatiques.

Après un mercredi noir à Wall Street, un vent de panique a gagné les places boursières mondiales. Après la baisse de plus de 2% la veille, la Bourse de Paris encaisse un recul de 1,50%, alors que Londres plonge de 1,35% et Francfort de 1,31%. En Asie, la Bourse de Hong Kong a clôturé jeudi en baisse de 3,54%, Tokyo a perdu 3,89%, tandis que Shanghai a plongé de plus de 5% et la bourse de Shenzhen de 6,45%.

Au cours de sa pire séance depuis février dernier, l’indice Dow Jones Industrial Average avait chuté de 3,15%. Le NASDAQ a pour sa part enregistré son plus fort recul depuis plus de deux ans, perdant 4,08%, alors que l’indice S&P 500 a perdu 3,29%.

Les analystes expliquent la dégringolade par la poursuite de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, ainsi que par l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la remontée des taux d’intérêt par la Fed. Les bons du Trésor américain d’une durée de 10 ans rapportent désormais un taux d’intérêt de 3,23 %, le plus haut niveau depuis 2011.En réaction, le Président Donald Trump s’en est pris à la politique de resserrement monétaire de la Banque centrale américaine, l’accusant d’«être devenue dingue».

La directrice du FMI Christine Lagarde a pour sa part pris la défense de la Fed en soulignant que de tels relèvements de taux étaient «un développement nécessaire» et «inévitable» pour les économies enregistrant une croissance robuste.