La dette mondiale, un problème qui se rapproche selon Druckenmiller

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Le gestionnaire de hedge funds et milliardaire Stanley Druckenmiller a déclaré à CNBC début juin que les États-Unis pourraient éprouver des problèmes durant la prochaine récession en raison de l’énorme dette des entreprises américaines. Il n’est pas le seul expert à s’inquiéter du niveau d’endettement mondial, alors que le recours au crédit s’est accéléré durant ces dernières années pour atteindre aujourd’hui des records.

Des chiffres effrayants

En 2018, la dette mondiale a augmenté de 3,3 trillions de dollars pour atteindre 243 trillions. C’est 3 fois plus que le PIB mondial, selon l’Institute of International Finance (IIF).

Rien que les États-Unis se sont endettés pour 2,9 trillions de dollars supplémentaires l’année dernière, pour une dette totale de 68 trillions. La dette annuelle ne s’était plus creusée autant depuis 2007.

Les commentaires de Druckenmiller visaient particulièrement la dette des entreprises américaines. Selon l’IIF, la dette des entreprises américaines non financières s’élève environ à 73 % du PIB US, un chiffre proche du record enregistré juste avant la crise.

La faute à la FED

C’est principalement la FED qui est responsable de la situation actuelle, selon Druckenmiller. Les entreprises américaines engrangent des bénéfices records, mais les taux sont tellement bas que l’emprunt reste très séduisant. Les derniers chiffres de l’emploi semblent suggérer un ralentissement de l’économie alors que le différend commercial avec la Chine s’aggrave.

La FED se trouve actuellement dans une position difficile, selon le gestionnaire. Elle a peut-être manqué l’opportunité de normaliser les taux lorsqu’elle existait en 2016.

« Je pense très fermement que dans un système capitaliste vous devez avoir des taux substantiels pour les investissements. S’ils ne sont pas à 3 ou 4 %, les gens deviennent comme fous. Les investisseurs le deviennent, les entreprises, les sociétés zombies vont rester ouvertes… nous avions l’opportunité de le faire », a-t-il déclaré. Actuellement, le taux directeur est de 2,25-2,5 %.

Des baisses de taux pour bientôt

En mai, l’économie américaine a créé 75.000 emplois, bien moins que le consensus. Selon Druckenmiller, la FED pourrait être plus accommodante d’ici juillet. Les valorisations du marché obligataire indiquent qu’il y a 98,6 % de chances que la FED baisse son taux directeur une fois d’ici la fin de l’année. Ce chiffre a bondi, il était encore de 58,4 % il y a un mois.

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