Les banques centrales occidentales vont-elles nous faire une Mugabe ?

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lingotins d'or

L’or, le roi des actifs de la planète, pourrait enregistrer une hausse majestueuse à partir de la formation tête et épaules inversées qui se dessine sur son graphique à un jour (objectif à 2 000 dollars). Voyez plutôt :

or tête et épaules inversées

S’agit-il du signal que la voie est libre pour les actions minières et l’argent ? Eh bien, les grossistes de métaux précieux de Singapour rapportent que la demande d’argent physique est actuellement plus importante que celle pour l’or ! Voici le graphique à un jour de l’argent :

argent avril 2020

Ceux qui aiment jouer les breakouts peuvent acheter de l’argent maintenant. Ceux qui cherchent les points d’entrée les plus bas ont déjà acheté lorsque l’or s’échangeait autour des 1 450 $. Soit lorsque l’argent était à 12 $. On peut prendre de petits profits lorsque le métal gris atteindra les 16,5, 17,5 et 19 $, ou lorsque l’or s’échange à 1 800 et 1 900 $.

Le coronavirus est en train de ravager l’Amérique. Le gouvernement n’a pas d’argent provisionné, aucun effort n’a été fait pour préparer la population américaine à une guerre contre un virus.

coronavirus usa

La Banque centrale américaine crée pour environ 100 milliards de dollars par jour de monnaie. Cet argent sert à pomper les marchés financiers alors que New York et d’autres régions de l’Amérique deviennent des déserts.

Les chèques promis à la population désespérée doivent encore arriver. Certains bénéficiaires devront attendre jusque juillet, notamment des familles nombreuses. Cela n’empêche pas les experts des marchés de nous expliquer que les nouvelles sont meilleures qu’anticipé, qu’il s’agit d’un bon moment pour acheter des actions.

Alors que le gouvernement se retrouve coincé par le coronavirus, il pourrait être tenté de remettre la faute sur des pays étrangers, voire même de les agresser en guise de solution. Il a minimisé le problème du coronavirus lorsqu’il aurait dû se mettre sur le pied de guerre. Aujourd’hui, il critique les autres pour cacher son incompétence crasse.

Il s’amuse à utiliser de l’argent emprunté pour terroriser de faibles nations lointaines alors que sa population n’est absolument pas préparée à la gestion d’une véritable crise ou d’une guerre. Une nation plus dangereuse pourrait finir par en avoir assez et décider de passer à l’offensive contre les États-Unis. Ce n’est probablement qu’une question de temps. Si cela a lieu, ce qui est en train de se passer en ce moment sera un pique-nique par rapport à ce qui nous attend.

Les gestionnaires étaient presque investis à 100 % avant le krach du coronavirus. Sont-ils le facteur qui pousse la Bourse à la hausse en ce moment, ou est-ce la création monétaire des banques centrales ?

Nous n’aurons probablement jamais la réponse à cette question. Ce que l’on sait, c’est que Robert Mugabe était l’un des plus grands partisans au monde de la création monétaire. Quand il était à la tête du Zimbabwe, la Bourse locale avait explosé alors que la population était empêtrée dans une dépression économique terrifiante.

On dirait que les banques centrales occidentales tentent de l’imiter. Depuis la crise de 2008, les marchés actions américains sont plus un symbole de bonne santé pour le gouvernement et la FED, que le reflet de l’économie réelle. Aujourd’hui, ils ressemblent à quelque chose d’encore plus macabre. On dirait la Bourse zimbabwéenne durant ses heures les plus sombres.

J’avais encouragé les investisseurs à se positionner sur le Dow aux niveaux de support des 21 700 et 18 300 points. Ce fut une stratégie gagnante, mais je me sens coupable d’avoir acheté quelque chose de pire qu’un symbole d’une bonne santé inexistante.

Il semble amoral d’investir dans la Bourse américaine alors que le coronavirus ravage la population du pays. Les actions pathétiques des USA ne font qu’empirer la situation. (…)

Les investisseurs à long terme peuvent voir venir alors que les années prochaines vont être influencées par le thème d’une création monétaire effrénée, à la Mugabe.

Source (article de Stewart Thomson)