Les conditions nécessaires à la prochaine hausse de l’or (S. Thomson)

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lingots d'or pur

La dette de la Chine et des États-Unis est déjà horrible, mais elle s’empire. La croissance de la dette est vénérée par des millions de gens qui estiment qu’il s’agit plus d’un antidote que d’une maladie.

Jusqu’à l’émergence de la guerre commerciale avec les États-Unis, le gouvernement chinois mettait la pression sur le secteur privé afin qu’il réduise son endettement.

Le gouvernement chinois a ensuite adopté des politiques de stimulations modestes lorsque Trump a commencé sa rage des droits de douane. Mais aujourd’hui, Moody’s et Fitch s’inquiètent des risques de défaut en Chine, qui pourraient propulser l’économie mondiale vers la crise. En 2019, les défauts sur les obligations d’entreprises chinoises ont été presque multipliés par 10 par rapport aux niveaux de 2014 !

En bref, il y a un prix à payer lorsqu’un pays, une société ou une personne emprunte à tout va pour ensuite essayer de devenir plus raisonnable et de réduire son endettement.

La bonne nouvelle est que le gouvernement chinois a au moins compris les dangers de la vénération de la dette. Aux États-Unis, cela n’a pas eu lieu. Et cela n’arrivera pas avant le prochain désastre.

Le gouvernement américain estime qu’une dette extrême, c’est magnifique. Trump qualifie une économie incapable de générer plus de 2 % de croissance sans QE et des taux presque négatifs « l’économie la plus puissante de l’histoire ». C’est de la propagande à 100 %.

Le gouvernement américain en appelle à des taux encore plus bas, a encore plus de QE afin qu’il puisse s’endetter encore plus. Pour que les sociétés puissent financer davantage de rachats d’actions et que la Bourse continue de grimper.

Les QE et les taux artificiellement bas dans un environnement fortement endetté engendrent le plein-emploi, mais une croissance et des salaires qui n’augmentent que très peu. En bref, les citoyens sont comme des souris déprimées qui courent dans une roue tandis que leur gouvernement leur fait croire qu’elles sont en train de gagner une médaille d’or aux JO.

Il n’est pas étonnant que le secteur bancaire se porte bien. Même si les taux sont bas, le prix de l’immobilier est si ridiculement élevé que les profits restent décents. En effet, quelle est la différence entre un crédit hypothécaire à 2 % sur une maison de un million de dollars et un crédit hypothécaire à 6 % sur une maison de 50.000 $ ? La réponse est simple : plus de profits pour les banques, plus de dette pour les propriétaires.

Les retraités qui ont épargné sont également victimes de cette adulation de la dette. Le rendement de leur épargne a été dévasté par l’obsession du gouvernement et de la banque centrale pour les QE et les taux négatifs. Ils agitent leurs drapeaux MAGA dans l’air, mais lorsqu’ils le reposent il n’y a pas d’argent pour mettre à manger dans leur assiette.

Les démocrates ne sont pas plus intéressés par des taux plus élevés ou la fin des excès de la FED que les républicains. En fait, les démocrates ont des plans encore plus dépensiers, mais aussi plus taxatoires. Cela ne pourra que se terminer mal. Quoique…

Cela se terminera bien, mais pour l’or. À court terme, le rectangle qui grimpe légèrement au sein d’une formation en biseau descendant empêche le démarrage de la prochaine hausse. J’avais anticipé un plus bas de l’or à la mi-novembre, ce qui a eu lieu. Mais le prochain marché haussier ne pourra être proclamé que lorsque l’or évoluera au-dessus de ce biseau et de ce rectangle. Pour février, cela signifierait une clôture à minimum 1495 $.

Actuellement, ce sont les actions minières argent qui performent le mieux dans le complexe des métaux précieux. Leur plus bas fut atteint durant la mi-octobre.

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