Les actions ont chuté et les obligations se sont redressées, car la Réserve fédérale prévoit désormais, à la surprise générale, deux hausses de taux d’intérêt en 2023. De plus, un président régional de la FED a déclaré que le premier relèvement pourrait avoir lieu dès l’année prochaine.

Une enquête révèle qu’à l’heure actuelle, une « erreur de politique de la banque centrale » est le troisième risque qui inquiète le plus les investisseurs. Seuls une inflation et des rendements obligataires plus élevés que prévu et de nouvelles variantes du coronavirus qui contournent les vaccins COVID-19 sont considérés comme des soucis plus menaçants. L’enquête de la Deutsche Bank, menée auprès de plus de 400 participants, révèle que le pourcentage de la crainte d’une erreur de politique de la banque centrale en tant que risque est passé à 43 % en juin, contre 39 % en mai et 21 % en avril.

Poursuite de la hausse de l’inflation : le scénario privilégié par les investisseurs

L’enquête a révélé que 82 % des répondants s’attendent toujours à une augmentation de l’inflation après la pandémie de COVID-19, contre seulement 10 % comptant sur une déflation. Un cinquième déclare que l’inflation américaine dépassera en moyenne 3 % au cours des 5 prochaines années, tandis que 17 % voient l’inflation sous l’objectif de la FED.

Lundi, le rendement du Trésor à 10 ans a encore baissé, glissant jusqu’à 1,35 %. John Williams, le président de la FED de New York, devrait devenir le premier membre dovish – en dehors du président Jerome Powell – à prendre la parole depuis la décision de la FED. Powell apparaît ce mardi devant un comité de la Chambre des représentants. Le président de la FED de Saint-Louis, James Bullard, dont les commentaires ont secoué les marchés vendredi, doit également s’exprimer lundi, aux côtés du président de la FED de Dallas, Robert Kaplan.

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