Les perspectives de l’or sont bonnes, celles de l’argent excellentes (S. Thomson)

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or et argent

En ce qui concerne l’argent métal, toutes les routes mènent probablement vers la zone des 22 à 25 $. Pour l’or, vers 1600-1800 $. Ces routes pourraient être semées d’embûches, même si elles devraient être plus une question de temps que de prix.

D’un point de vue technique, l’argent semble plus solide que l’or. Ce qui ne signifie pas que ce dernier ne l’est pas. C’est également vrai d’un point de vue fondamental. La question de savoir quand l’argent va s’affranchir de ce biseau descendant n’est pas importante. Mon conseil pour les partisans de l’argent est de passer à l’achat maintenant, et d’en acheter davantage en cas de baisse ultérieure, qui est loin d’être acquise.

Comme je l’ai déjà affirmé, j’ai l’impression que l’or va se consolider plutôt que de partir fortement à la hausse ou à la baisse. La zone de support des 1465 $ agit comme un matelas, ce n’est pas un trampoline ou une oubliette, et c’est tant mieux.

Tandis que les achats d’or occidentaux, qui sont dictés par la peur, accaparent l’attention des analystes, ils sont le lièvre de la fable alors que les achats orientaux dictés par le goût de l’or sont la tortue. À long terme, ce pourrait bien être ses achats dictés par le goût de l’or qui propulseront le cours à des prix presque impensables aujourd’hui.

Parmi les prédictions concernant l’or, j’avais affirmé que Dubaï (la ville de l’or) allait devenir le centre mondial de la découverte du prix du métal (les Émirats arabes unis viennent de passer de nouvelles lois en faveur de l’or). Ses joailliers estiment à plus de 2000 tonnes la demande mondiale de bijoux en or, et ils anticipent une croissance solide sur le long terme.

La production minière stagne, les banques centrales ne semblent pas enclines à vendre leur or. La RBI d’Inde a récemment rejoint le club des banques centrales qui achètent de l’or, même si ses achats sont modestes. Du point de vue de la demande, la nouvelle politique de Dubaï en ce qui concerne l’or pourrait faire de la zone de 1400-1500 le nouveau plancher absolu du cours.

L’approche de taux d’intérêt « plus bas pendant plus longtemps » de l’Ouest est une autre raison de croire en ce nouveau prix plancher. De plus, l’accord sino-américain semble être simplement axé sur le gel des droits de douane actuels. Il ne s’agit pas d’un véritable accord commercial. J’avais prédit que ces droits s’appliqueraient au moins durant la décennie à venir.

Quid des petits investisseurs ? L’analyste vedette de Standard Chartered Bank, Suki Cooper, est très respectée au sein de la communauté des investisseurs institutionnels. Elle prédit des marchés actions à la baisse en 2020, ce qui poussera les petits investisseurs à se réfugier du côté de l’or, selon elle.

De mon côté, je n’ai cessé de répéter qu’en cas de baisse de la Bourse, l’or offrira une meilleure valeur refuge que les obligations. La plupart des gestionnaires pensent que les QE et les baisses des taux ont perdu de leur efficacité lorsqu’il s’agit de doper la croissance, mais qu’ils peuvent continuer de soutenir les actions en cas de turbulences.

Lorsque la FED a adopté ses politiques en 2008, les obligations généraient du rendement. Mais désormais, les gestionnaires craignent de voir les taux négatifs se propager aux États-Unis. Des obligations américaines à taux négatifs émises par un gouvernement US qui refuse de réduire ses dépenses et sa dette ne sont pas une valeur refuge. Il pourrait même s’agir de bombes à retardement. La crainte des institutionnels concernant les Treasuries à taux négatifs est une autre raison de penser que la demande d’or n’est pas prête de disparaître. (…) »

Source : 24hgold.com