L’inflation mondiale est au plus bas depuis 2009, les banques centrales n’y comprennent rien

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Hier, j’ai évoqué les facteurs « transitoires » qui empêchent l’inflation de décoller. Aujourd’hui, le Wall Street Journal a justement consacré un article au sujet, intitulé « L’inflation mondiale atteint son plus bas niveau depuis 2009 » :

« L’OCDE a déclaré ce jeudi que les prix à la consommation dans les pays du G20, qui représentent le plus gros de l’activité économique mondiale, ont augmenté de 2 % par rapport à l’année précédente. La dernière fois que l’inflation fut inférieure à ce chiffre, ce fut en octobre 2009, lorsqu’elle s’éleva à 1,7 % alors que la planète commençait à se relever de la dépression qui a suivi la crise financière.

Le contraste entre hier et aujourd’hui met en exergue le mystère qui rend perplexe les banquiers centraux des pays développés alors que leurs tentatives pour atteindre leur objectif d’inflation ne sont pas couronnées de succès. (…) 

Les banquiers centraux sont notamment circonspects par rapport aux augmentations marginales des salaires dans un contexte de baisse du chômage. (…) »

Il n’y a pas de mystère

Les banquiers centraux se grattent la tête car ils ne comprennent pas ce qu’est l’inflation, ou plutôt ils ne savent pas comment la calculer.

Par exemple, au lieu de prendre en compte le prix de l’immobilier dans l’indice des prix à la consommation ils utilisent maintenant l’« équivalent loyer des propriétaires ». En général, les bulles financières ne sont pas prises en compte, comme celle des marchés actions et du marché obligataire.

Les liquidités massives des QE ont forcément trouvé une destination. Mais elle ne fut pas celle désirée par les banquiers centraux. Ces liquidités ont servi à alimenter des bulles.

Le mystère est éclairci

Comprendre pourquoi les banquiers centraux sont mystifiés n’est pas non plus compliqué : collectivement, il s’agit d’imbéciles qui ne comprennent rien à l’économie et qui sont les otages d’une pensée de groupe keynésienne et monétariste.

Une nouvelle vague de destruction de la valeur des actifs nous attend, grâce à des banques centrales incapables de voir ce qui est évident.

Article de Mike Sheldock, publié le 3 août 2017 sur MishTalk.com