L’or repasse la barre des 1500 $ l’once

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De nombreuses banques centrales annoncent des taux « plus bas, plus longtemps ». Ce facteur a préparé le retour de l’or au-dessus de la barre des 1500 $ l’once après 2 semaines passées en dessous de ce niveau. Les attentes de voir la FED se mettre au diapason de ses pairs augmentent : les marchés anticipent une nouvelle baisse des taux américains cette semaine.

Les contrats à terme sur l’or de décembre ont augmenté de 9 $, ce 0,6 %, à 1504,7 dollars l’once. Le cours spot de l’or, quant à lui, a progressé de 11,42 dollars, soit 0,8 %, pour atteindre 1503,38 dollars.

L’or tient les 1500 dollars

Le métal jaune n’avait plus clôturé au-delà des 1500 $ depuis le 10 octobre. Cette hausse s’est matérialisée alors que les banques centrales d’Indonésie et de Turquie ont contribué à cette tendance mondiale de baisse des taux. La prochaine réunion de la FED est programmée pour les 29 et 30 octobre. Les investisseurs anticipent une baisse du taux directeur américain de 0,25 %.

La baisse de l’activité industrielle au Japon est un autre facteur qui a soutenu le cours de l’or. La baisse enregistrée est la plus abrupte de ces 3 dernières années. L’activité industrielle européenne reste toujours stagnante, d’après les chiffres d’IHS Markit. Le PMI américain a quant à lui contredit les prévisions de contraction en affichant une légère hausse. Ce qui a n’a pas empêché le métal jaune de s’apprécier.

« L’or se maintient dans la zone des 1500 $. Il dispose d’un bon support grâce aux craintes des investisseurs concernant l’économie mondiale, notamment à propos des négociations entre la Chine et les États-Unis sur les droits de douane. Et, bien sûr, en raison de la prochaine réunion de la FED qui devrait déboucher sur une nouvelle baisse du taux directeur américain », a déclaré George Gero, analyste métaux précieux de RBC Wealth Management à New York.

Dans la zone euro, Mario Draghi, dont les taux négatifs ont beaucoup contribué à l’appréciation de leur cette année, a tiré sa révérence en tant que préside de la Banque centrale européenne après 8 années de mandat. Il a passé le flambeau à Christine Lagarde, l’ancienne directrice du FMI. Elle a commandé un examen stratégique des politiques de la BCE avant de se décider quant à la suite des opérations. (source)

Trump remet un coup de pression avant la réunion

Attaquer la FED est devenu l’un des passe-temps favoris de Trump. Après une période d’accalmie, il a dégainé un nouveau tweet, plus policé cette fois mais toujours aussi explicite, à l’encontre de sa banque centrale, en écrivant :

« La FED néglige son devoir si elle ne baisse pas son taux directeur. Elle devrait même idéalement stimuler. Regardez ce qui se passe de par le monde chez nos concurrents. L’Allemagne et d’autres sont en fait payés pour emprunter. La FED a relevé les taux bien trop vite, et les a abaissés bien trop lentement. »

Si sur le fond cela ne change pas grand-chose, c’est tout de même plus consensuel que les termes « pathétiques » et « crétins » utilisés précédemment par le président américain. (source)