L’or se reprend alors que le dollar bat en retraite

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Les contrats à terme sur l’or ont enregistré des gains alors que le dollar faiblissait ce mardi, le métal jaune se reprenant de 1,6 % suite à sa pire performance hebdomadaire de la semaine dernière enregistrée durant ces 2 derniers mois.

L’or pour livraison en avril a grimpé de 4 $ l’once, soit de 0,3 %, pour clôturer à 1330,4 dollars l’once. (…) La demande pour le métal jaune a coïncidé avec des achats du yen et du franc suisse, considérés comme des valeurs refuges, a déclaré Marios Hadjikyriacos, analyste devises et matières premières chez XM.

« Il est important de noter que les valeurs refuges mentionnées ci-dessus n’ont pas beaucoup réagi aux turbulences des marchés actions ces derniers jours, peut-être parce que les investisseurs ont considéré que cette correction était saine pour les titres surévalués. Cependant, plus la période d’incertitude et de volatilité va perdurer, plus on risque de voir les investisseurs se tourner vers la sécurité conférée par ces actifs », a déclaré Hadjikyriacos.

Le dollar a été sous pression, notamment par rapport au yen japonais (baisse de 0,9 %). Le dollar index a baissé de 0,6 % pour atteindre 89,71 points. Le rendement des bons du Trésor sur 10 ans a glissé à 2,846 %. Durant la session de lundi, il avait atteint jusqu’à 2,891 % pour ensuite clôturer à 2,857 %.

Les métaux précieux, qui réagissent souvent aux fluctuations du dollar, ont tendance à grimper lorsque le billet vert faiblit car l’or et l’argent deviennent plus abordables pour les investisseurs qui utilisent d’autres devises.

Des taux en hausse, en théorie (note : nous rappelons que ce raisonnement est factuellement et historiquement erroné), font baisser l’appétit pour l’or car les métaux précieux n’offrent pas de rendement. Cependant, une hausse de l’inflation pourrait générer un vent favorable pour l’or à court terme car il est considéré comme une assurance contre la hausse des prix.

Actuellement, le métal précieux remplit « son rôle d’assurance », selon Marc O’Byrne, directeur de la recherche de GoldCore à Dublin. (…)

La publication des dernières statistiques de l’inflation des prix à la consommation aux États-Unis pourrait être le facteur décidant de la direction que vont prendre les marchés. Certains craignent que le CPI soit plus élevé qu’attendu. Cette hausse des prix pourrait pousser la FED à revoir ses intentions concernant les relèvements prévus des taux. (…)

Les investisseurs pèsent également le budget fédéral américain de 4,4 trillions de dollars proposés par Donald Trump, qui devrait faire presque doubler le déficit américain en 2017 et creuser la dette de 7 trillions de dollars durant la décennie à venir. Cependant, peu d’analystes pensent que ce budget sera approuvé sous sa forme actuelle, surtout en raison des coupes claires prévues dans les programmes sociaux. (…) »

Source : article de marketwatch.com, publié le 13 février 2018