Manipulations des métaux précieux : une amende de 1 milliard se profile pour JPMorgan

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JPMorgan est proche de payer une amende de presque 1 milliard de dollars afin de mettre un terme à des enquêtes concernant la manipulation présumée des marchés des métaux précieux et des Treasuries, d’après une personne proche du dossier.

Un arrangement entre JPMorgan et plusieurs agences américaines pourrait être annoncé dès cette semaine, d’après Bloomberg, qui fut le premier à relayer l’information. Cet accord mettrait un terme aux enquêtes du département de la Justice, de la CFTC et de la SEC.

Une amende d’un tel montant serait un record pour du spoofing. Il s’agit d’une pratique qui consiste à inonder les marchés avec des ordres qui n’ont pas pour objectif d’être exécutés. Elle est interdite depuis la crise financière de 2008. Éliminer le spoofing est l’une des priorités des régulateurs.

Si, dans le cadre de l’arrangement, la JPMorgan pourrait devoir reconnaître sa culpabilité, il ne devrait pas déboucher sur des interdictions d’opérer sur certains marchés. Le département de la Justice et la banque se sont refusés à tout commentaire.

L’affaire a vu le jour en septembre 2019 lorsque 3 personnes, qui travaillent ou ont travaillé pour JPMorgan, ont été inculpées sur base de 14 chefs d’accusation. Parmi ces personnes, il y avait le patron de la division trading métaux précieux de la banque.

L’inculpation accuse les traders, ainsi que 8 complices non identifiés qui travaillaient pour JPMorgan à New York, Londres ou Singapour, d’avoir exécuté un racket organisé durant de nombreuses années afin de manipuler les marchés des métaux précieux et d’escroquer des clients.

Parmi les personnes nommées dans l’inculpation, on trouve Michael Nowak, ancien directeur qui fut également à la tête de la division trading métaux précieux de JPMorgan. Gregg Smith et Christopher Jordan sont également cités. Ils furent tous les 2 directeurs et traders de la division métaux précieux de la firme.

Ils ont tous étés accusés de conspiration sur base de la loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act). Historiquement, il s’agit d’une loi qui est utilisée dans les enquêtes qui visent la mafia, ou des crimes fédéraux concernant la manipulation des marchés à terme des métaux précieux.

Nowak et d’autres ont plaidé non coupables, en demandant à être relaxés. D’autres ont coopéré avec les autorités.

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