Pourquoi la bourse américaine bat tous les records ? En raison des rachats d’actions !

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Les vannes des liquidités grandes ouvertes des banques centrales depuis la dernière crise ont permis dans un premier temps de faire repartir les marchés à la hausse pour ensuite les faire battre record sur record. Mais est-ce le seul facteur ? Non. Même si ce sont les politiques des banques centrales qui ont ouvert cette possibilité, c’est surtout grâce aux rachats d’actions que les marchés ne cessent de grimper, comme le met en exergue cet article de Zero Hedge qui se base sur l’analyse d’un stratégiste de Crédit Suisse :

« Comme l’écrit le stratégiste Andrew Garthwaite, l’une des caractéristiques majeures des marchés actions américains depuis le plus bas de 2009 est que les entreprises ont acheté 18 % de la capitalisation boursière alors que les institutions ont vendu 7 % de cette même capitalisation boursière. »

Cela signifie que depuis la crise financière, il n’y a qu’un acheteur sur les marchés actions : les sociétés elles-mêmes, qui se sont engagées dans la plus grande opération de rachat d’actions à crédit de l’histoire.

qui achète les actions américaines ?Comment expliquer cette ruée des entreprises sur leurs propres titres, ce qui au passage permet de doper artificiellement leur résultat par action ? La raison est simple : comme Reuters l’expliquait il y a un moment, « les rachats d’actions enrichissent les patrons même lorsque les affaires tanguent ». Et vu que les investisseurs du marché obligataire corporate se battent également pour financer ces plans de rachats financés avec du papier « qui affiche un beau rendement » durant une période où le risque a été éliminé par les banques centrales, comment les blâmer ?

Mais il y a plus inquiétant encore que ces rachats coordonnés ou encore les ventes d’actions des institutions, à savoir le refus têtu des ménages d’investir de l’argent frais sur les marchés. Ce qui suggère que la crise financière a produit une génération entière d’investisseurs qui craignent un nouveau krach. Peu importe les performances du marché, ils se refusent à risquer tout capital additionnel. (…) »