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2015

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métro de tokyo

Il n’y a pas plus têtu qu’un Keynésien qui campera toujours sur ses positions en allant jusqu’à ignorer les conclusions empiriques : le Japon en est le parfait exemple. La BoJ a beau être engagée dans un programme massif de création monétaire, l’économie japonaise a été en récession durant cinq des sept dernières années. Article du Guardian, publié le 16 novembre 2015 : 

« L’économie japonaise est entrée en récession durant deux trimestres consécutifs pour la 5e fois en sept ans, selon les statistiques, augmentant la pression sur Shinzo Abe.

Le Japon replonge en récession pour la 5e fois en sept ans alors que de grandes incertitudes planent sur l’économie mondiale, ce qui augmente la pression sur les décideurs afin qu’ils déploient de nouvelles mesures de stimulation pour soutenir une reprise fragile.

Durant les mois de juillet à septembre 2015, la 3e économie du monde s’est contractée de 0,8 % soit bien plus que les 0,2 % anticipés par les marchés, d’après les statistiques gouvernementales publiées ce lundi.

Cette contraction suit celle révisée de 0,7 % enregistrée pour le trimestre précédent (T2), ce qui signifie techniquement que le Japon est en récession (on considère qu’un pays est en récession quand il a connu deux trimestres consécutifs de contraction de son PIB). C’est la 5e fois depuis 2008 que le Japon est en récession.

Le Nikkei a plongé fortement lundi à l’ouverture, la déception concernant la croissance s’ajoutant aux attaques terroristes de Paris. A la mi-journée, il limitait les pertes à 1 %, dans l’espoir que la nouvelle force la classe politique à lancer une nouvelle batterie de mesures. (…) »

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Article de Bloomberg News, publié le 26 octobre 2015 :

« La demande d’or en Chine pourrait égaler ou dépasser le record établi en 2013 en conséquence du crash financier et de la dévaluation du yuan de 2015. Des événements qui ont renforcé l’attractivité du métal d’après la Chinese Gold & Silver Exchange Society qui a également enregistré une hausse des ventes d’or chez les bijoutiers de Hong Kong.

Les achats d’or en Chine, un pays qui dispute à l’Inde le titre du plus gros consommateur mondial d’or, ont augmenté après la crise boursière de cette année et la dévaluation-surprise d’août d’après Haywood Cheung, président du comité de supervision de la bourse vieille d’un siècle. La demande à Hong Kong pourrait augmenter de 25 % durant ce semestre après la demande limitée des six premiers mois de l’année, a-t-il déclaré à l’occasion d’une interview. (…)

La chute du cours de l’or de 28 % en 2013 avait décuplé les achats de métal à travers l’Asie. Les perspectives pour 2015 sont positives :  les achats de cette année pourraient ainsi dépasser le total de 2013, d’après Cheung. (…)

L’or a encore la préférence des investisseurs chinois

« Les investisseurs préfèrent toujours l’or vu qu’ils n’ont pas beaucoup de choix en termes d’investissements » a déclaré Cheung vendredi en mentionnant les estimations des membres de la Society, qui incluent la plus importante chaîne mondiale de bijouteries Chow Tai Fook Jewellery Group Ltd. et Chow Sang Sang Holdings International Ltd. « Le sentiment général qu’il y a moins d’incertitude concernant le cours prédomine également » a-t-il ajouté. (…)

La demande d’or des consommateurs qui a atteint 973,6 tonnes l’année dernière fut de 497,3 tonnes durant le premier semestre 2015 d’après les statistiques publiées en août par le World Gold Council. À Hong Kong, la demande fut de 61,4 tonnes en 2014 et de 24,8 tonnes entre janvier et juin d’après le rapport d’aout. En février 2014, le groupe financé par les producteurs estimait la demande des consommateurs chinois à 1066 tonnes. »

Note : photo d’archive de 2013

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la pieuvre Goldman Sachs

L’une des spécialités de Goldman est la « muppetisation » soit l’art d’exploiter l’ignorance des autres notamment de ses clients en les plumant en faisant le contraire de ce qu’elle recommande. Si aucune classe d’actif n’y échappe, l’or est une cible de choix. Dans ce contexte, il n’est donc pas étonnant que les prévisions de Goldman Sachs soient quasi systématiquement négatives pour l’or vu que la banque se plaît à en acheter. Néanmoins, les faits sont têtus. Goldman est donc parfois contrainte et forcée d’admettre qu’elle a tort. Ou pour mieux faire passer la pilule, « qu’il y a des chances au cas où et si », qu’elle se plante. Et vu qu’on approche de la fin de l’année et qu’on est bien loin des 1000 $ l’once, Goldman vient d’être contrainte de faire une telle sortie. Article de Zero Hedge, publié le 21 octobre 2015 :

« Les économistes, Wall Street et les planificateurs centraux aiment toutes les classes d’actifs sauf une : l’or. Pour preuve, la déclaration sous serment de Ben Bernanke devant le Congrès américain affirmant que la valeur de l’or repose « sur une tradition ». Ou encore à l’annonce du QE de Mario Draghi en décembre 2014, lorsqu’on lui demandait quelles classes d’actifs seraient concernées, sa réponse : « nous avons discuté toutes les classes d’actifs sauf l’or ».

Évidemment que la BCE n’achètera jamais d’or, de par sa nature, le métal précieux est l’antithèse du régime en faillite actuel, rafistolé à la superglue de la création monétaire. Il est détesté car il impose une utilisation prudente de l’argent et des effets de levier, de vivre dans les limites de ses moyens et plus important encore d’épargner plutôt que de dépenser. Notre monde actuel, qui se noie dans une dette 3,5 fois plus importante que son PIB, devrait effacer des trillions d’actifs s’il devait s’appuyer sur l’or.

Le métal jaune rend également l’avortement du quadrillion de produits dérivés impossible. Comme un château de cartes, il est aussi solide que son maillon le plus faible. Ce qui explique pourquoi les banques centrales à travers le monde ont tout misé sur les interventions de Greenspan Bernanke Yellen Draghi et ne laisseront plus aucune grosse banque faire faillite.

Ironiquement tandis que les « gens très sérieux » ou risibles et complètement discrédités ne manquent pas une opportunité pour descendre l’or, tout en l’achetant en douce autant que possible que ce soit à Londres (où les coffres sont quasi vides) ou à Pékin ou à Bombay, les sources naturelles les plus importantes de demande d’or physique.

Récemment, la nervosité a grimpé chez ces mêmes gens « sérieux ».  Car tandis que la majorité des autres « matières premières » ont vu leur cours chuter à l’occasion de leur plus gros crash depuis Lehman, l’or vient de repasser dans le vert pour 2015. La dernière chose que le système financier, au bord d’une récession mondiale, peut encaisser est une nouvelle vague massive de vente d’actifs « intangibles » en faveur d’un métal jaune bien concret comme cela a eu lieu en 2010 et 2011 avant que la BRI ne mette fin à l’ascension stratosphérique de l’or en septembre 2011.

Et voici désormais Goldman, malgré le fait que son « scénario principal reste des taux d’intérêt américains plus élevés et un cours de l’or plus bas », qui vient d’admettre qu’il pourrait avoir tort précisant qu’il y a « des risques significatifs que notre prévision d’un cours de l’or plus bas soit contredite si la Fed devait nous surprendre et opter pour le statu quo en décembre. » (…)

La raison derrière l’augmentation de l’or est la conséquence directe de la perte de crédibilité de la Fed, confirmant une fois de plus que c’est le marché qui lui dicte sa politique, même si cela signifie dévaluer le dollar et sacrifier la monnaie de réserve. Autrement dit, cela signifie que plus Yellen repousse la normalisation de sa politique monétaire, plus l’or va grimper. Vu qu’elle est littéralement piégée même la hausse des taux la plus modeste engendrera une baisse quasi immédiate et/ou un QE, tout comme ce fut le cas au Japon en août 2000. Goldman ne dit pas le contraire. (…)

Goldman finit aussi par enfin admettre que sept ans plus tard, la planification centrale ne donne pas vraiment les effets escomptés le plus grand « risque » étant un nouveau mouvement majeur de hausse de l’or :

« Même si notre scénario principal reste des taux d’intérêt américains plus élevés et un cours de l’or plus bas, des risques significatifs pourraient contredire notre prévision si la Fed devait nous surprendre et opter pour le statu quo en décembre. »

Certes. Donc Goldman, qui s’est presque autant planté que la Fed sur ses prévisions de « reprise économique », pense qu’elle aura raison (cette fois) tout en admettant dans la même phrase qu’il y a des risques significatifs pour qu’elle soit « contredite »… soit qu’elle se plante, pour la traduction novlangue économique/français.

Et si Goldman devait avoir tort, elle vous serait tout de même très reconnaissante de bien vouloir vous débarrasser de toute relique barbare que vous posséderiez. Alors dépêchez-vous, vendez vite avant que le cours ne plonge à 1000 $ ou moins dans les mois à venir. Vous ne devrez pas chercher bien loin pour trouver un acheteur : Goldman sera preneur, quelle que soit la quantité. »

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D’après cet article de goldsilverworlds.com la production mondiale d’or commence à baisser, ce qui signale que nous allons bientôt atteindre le pic de l’or : 

« Cette semaine, le Financial Post a publié un article confirmant que le pic de l’or où le moment lorsque la production du métal va plafonner, semble être imminent.

D’après les estimations de nombreux professionnels, la production d’or devrait plafonner en 2015 ou 2016 pour ensuite décliner pendant au moins plusieurs années. En utilisant les chiffres du consensus, GoldCorp estime que la production mondiale déclinera de 6 % durant les 3 prochaines années, et de presque 18 % dans les 9 prochaines années.

Le graphique ci-dessus estime que le pic de l’or sera atteint cette année en 2015.

Le secteur minier de l’or a connu un véritable boum entre 2000 et 2011. Cependant, comme il en va toujours avec une période d’euphorie, elle a été suivie par un véritable effondrement de proportions bibliques. Le marché baissier qui a frappé les métaux précieux entre 2012 et aujourd’hui est l’un des plus sévères de l’histoire. Le cours de l’or s’est effondré de 1930 $ l’once en septembre 2011 à 1080 $ l’once le 28 juillet 2015. Pour cette raison, de nombreuses sociétés minières spécialisées dans l’or ont dû réduire leur production durant ces dernières années.

De plus, comme le note le Financial Post, très peu de gisements ont été découverts durant la dernière décennie ce qui signifie que les perspectives de production du secteur sont relativement faibles. Simultanément, les sociétés ont dû reporter ou annuler des projets car leur concrétisation est jugée trop risquée. Notamment en raison de frais d’exploitation et de coûts de construction en hausse, des risques politiques, de la difficulté d’obtenir les permis nécessaires et bien d’autres facteurs.

Cet environnement est positif pour les petites sociétés minières qui exploitent des projets profitables. »

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Article de SrsRoccoReport.com, publié le 21 septembre 2015 :

« Choquant… Il n’y a pas d’autre mot pour décrire le changement radical qui a lieu depuis le début de l’année sur le marché de l’argent. S’il est vrai que certains analystes avaient annoncé une baisse de la production en 2015, je pense que personne n’avait envisagé les baisses illustrées sur le graphique ci-dessus.

Lorsque j’ai abordé pour la première fois ce sujet il y a un mois dans une interview, j’envisageai la possibilité qu’il y ait une erreur dans les chiffres, une faute de frappe ou quelque chose du genre. Cependant, les statistiques concernant le second trimestre, fraîchement publiées, ne font que confirmer à quel point la production d’argent a chuté dans 2 régions du monde.

Avec l’augmentation continue de la demande d’argent à des fins d’investissement et la chute rapide de l’argent enregistré des coffres du Comex, tout nouveau déclin de la production d’argent ne fera qu’exacerber les tensions existantes sur ce marché.

Habituellement, lorsque nous parlons de « baisse », cela correspond pour le marché à une diminution de 2 à 5 %. Cela peut sembler bénin, mais lorsqu’elle concerne des chiffres importants un tel pourcentage peut représenter beaucoup de métal. Cela dit, les chiffres dont nous parlons sont bien supérieurs.

D’après les statistiques publiées par les sources officielles, la production d’argent du Canada entre janvier et juin de cette année a baissé de presque 20 %, tandis que cette baisse s’élève à 30 % en Australie. S’il est vrai que le Canada n’est pas un gros producteur d’argent, un déclin de 20 % n’en reste pas moins impressionnant. La fermeture d’un ensemble de mines d’extraction de métaux de base est l’explication derrière cette baisse de la production canadienne (note : la majorité de l’argent extrait provient de l’exploitation de mines de métaux basiques en tant que sous-produit).

En ce qui concerne la baisse de la production australienne (30 % ou 9,5 millions d’onces) durant le premier semestre 2015, la baisse de productivité de la plus grosse mine d’argent du monde, la mine Cannington, est l’explication principale.

En tout, durant les 6 premiers mois de l’année, la production d’argent de l’Australie et du Canada a baissé de 28 % pour un total de 11 millions d’onces.

Si la production d’argent a également baissé chez d’autres producteurs importants, il est étonnant de voir la production de l’Australie (4e producteur mondial) s’effondrer de 30 %.

Voici la tendance affichée par les 5 producteurs les plus importants du monde durant le premier semestre 2015 :

  • Mexique = – 5,0 %
  • Pérou = + 3,8 %
  • Chine = statu quo
  • Australie = -30 %
  • Chili = -6 %

Malheureusement, cette baisse de la production intervient alors que la demande d’argent d’investissement explose. (…)

Lorsqu’on sait qu’il y a actuellement des délais de 2 mois pour recevoir certaines pièces d’argent… qui sait ce que nous réserve le futur. »

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Résumé de l’étude de Peter Schiff par Addison Quale, publiée sur SafeHaven.com :

« ‘Pour réussir aux États-Unis vous avez besoin d’un diplôme d’études supérieures’. Cette idée est aujourd’hui tellement répandue que le droit à une formation supérieure est aujourd’hui l’un des points clés du programme de la plupart des plates-formes politiques. Quid des jeunes qui ne peuvent pas se permettre de telles études ? La réponse ‘logique’ des politiciens des 2 bords est que le gouvernement doit les subsidier. Mais très peu sont assez courageux pour poser la question suivante, à savoir ‘combien tout cela coûte-t-il ?’.

La réponse est simple : aujourd’hui, ce coût s’élève à 1,2 trillion. Il s’agit du montant accordé en prêts étudiants aux États-Unis. Ils sont désormais la seconde catégorie la plus importante du crédit privé derrière le crédit hypothécaire. Le prêt étudiant a littéralement explosé depuis la dernière crise financière de 2008 pour dépasser aujourd’hui les encours du crédit auto et des cartes de crédit.

Le Rêve Américain était simple : il représentait la capacité de chaque individu de tracer sa propre destinée et sa prospérité sans interférences de la part du roi, du gouvernement ou d’autres intérêts puissants ; le droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Au fil des générations, ce rêve a été coopté par les politiciens et les banquiers pour que ceux-ci accaparent les votes et les richesses. Au 20e siècle, posséder son logement devint partie intégrante du rêve. Une idée qui déboucha sur l’opinion catastrophique que même les emprunteurs qui ne remplissent pas les conditions ont le droit d’acheter une maison. Nous en avons déjà subi les conséquences avec la crise des crédits subprime qui déboucha sur la grande récession.

Aujourd’hui, 10 ans plus tard, les politiciens affirment désormais qu’un diplôme d’enseignement supérieur fait partie intégrante du rêve américain et qu’il s’agit donc d’un droit qui doit être accessible à tou(te)s, peu importe vos moyens financiers ou intellectuels. Encouragée par des taux d’intérêt toujours plus bas et la promesse implicite que Mr Contribuable viendra encore une fois la rescousse en cas de défaut, la bulle du crédit étudiant n’a cessé de gonfler.

Depuis 2003, cette dette a plus que quadruplé, passant de 250 milliards à plus d’un trillion. Depuis le premier mandat du président Obama, elle a augmenté de plus de 500 milliards (une hausse de 75 %) alors qu’elle n’était encore qu’à 660 milliards avant son élection. De plus, fin 2008, le taux de défaut était de 7,9 % alors qu’il est aujourd’hui à 11,3 %, une énorme hausse d’un chiffre qui reste probablement sous-évalué.

Mais le facteur le plus alarmant de cette tendance est qu’aucune garantie n’est requise pour l’octroi d’un crédit étudiant. Les banques peuvent saisir et procéder à la vente publique d’une maison lorsque le propriétaire n’est plus en mesure de rembourser son crédit. Cependant, que peut faire une banque dans le cas d’un crédit étudiant ? Saisir le diplôme ? Le savoir ?  En bref, chaque dollar en défaut d’un crédit étudiant sera un nouveau coup de poignard dans l’économie.

Mais ne pensez pas un seul instant que les étudiants en réchapperont indemne. Les crédits étudiants ne sont pas effacés via la faillite personnelle (note : aux États-Unis, les individus ont le droit, comme une entreprise, de se déclarer en faillite et d’obtenir ainsi l’effacement total ou partiel de leurs dettes). Le gouvernement fédéral a le droit de saisir jusqu’à 15 % des revenus bruts des personnes qui ont fait défaut durant 25 ans.

Certains pourraient dire : et alors ? L’Amérique a déjà fait face à des niveaux massifs de dette, quelle est la différence aujourd’hui ? Le problème c’est que la bulle du crédit étudiant ne fait que s’ajouter au fardeau énorme de la dette nationale, qui à 102 % du PIB américain est clairement irremboursable et qui nous mènera inexorablement vers un effondrement financier.

De plus, le chiffre de 1,2 trillion n’est que le total actuel des crédits étudiants. On s’attend à ce que montant triple dans les 10 années à venir. (…) »

Note : de nombreux articles et reportages ont montré que les prêts étudiants sont utilisés par de nombreux ménages pour nouer les 2 bouts depuis la crise de 2008. Pour en bénéficier, il suffit de s’inscrire à une formation ou un cursus. Il n’y a aucune vérification quant à l’utilisation des montants prêtés.

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Article de SRSRoccoReport, publié le 6 août 2015 :

« Il s’agit d’une nouvelle stupéfiante : durant ces derniers mois, les gros producteurs mondiaux d’argent ont enregistré une chute de leur production. Elle en a surpris plus d’un vu que les deux producteurs majeurs, le Mexique et le Pérou, avaient enregistré une hausse de la production durant les 2 premiers mois de l’année. Cependant, la tendance s’est inversée en avril et en mai.

S’il s’agit d’une baisse de production significative des mastodontes du secteur , ce qui s’est passé en Australie (producteur mondial numéro 4) est incroyable : la production australienne d’argent a chuté brutalement de 31 % durant le T1 2015 (par rapport au T1 2014), passant de 491 t à 340 t aujourd’hui. Parfois, ces chiffres sont révisés mais ces révisions sont rarement supérieures à 5-8 %.  (…)

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En ce qui concerne le Pérou, l’augmentation de la production s’élève aujourd’hui à 3 % mais la forte croissance de janvier et février a compensé les baisses enregistrées par la suite. (…)

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Au Mexique, la production a également légèrement augmenté en janvier et en février pour ensuite s’effondrer de mars à mai. Sur les 5 premiers mois de l’année, la production mexicaine est en baisse de 6 % par rapport à la même période en 2014. (…)

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En additionnant la production du Mexique, du Pérou et de l’Australie, on obtient une baisse de la production de 7 % pour un volume de 11 millions d’onces, ce qui n’est pas rien. (…)

Cette baisse de la production arrive alors que la demande pour le métal est énorme. Vous êtes au courant de la pénurie qui a affecté la US Mint. Money Metals Exchange ont rapporté une énorme augmentation de la demande pour les métaux précieux, en particulier auprès de nouveaux acheteurs (+ 135 % depuis juin et une explosion des clients qui achètent des métaux précieux pour la première fois de 365 %). (…) »

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Article de Reuters, publié le 30 juin 2015 :

« Les ventes de pièces d’or de la US Mint ont atteint en juin leur record mensuel depuis le début de l’année  alors que le cours de l’or avait quant à lui atteint un plus bas de 11 semaines tandis que les ventes de pièces d’argent ont plus que doublé par rapport au mois précédent d’après les dernières données gouvernementales publiées ce mardi.

Les pièces d’or American Eagle ont vu leurs ventes bondir à 76.000 onces en juin, soit plus du triple des ventes de mai ainsi qu’un record mensuel pour 2015, d’après les statistiques de la US Mint.

Ce regain de popularité est à mettre au compte de la baisse de 1,5 % du cours de l’or ainsi que des inquiétudes à propos du défaut de la Grèce sur sa dette auprès du FMI alors que les investisseurs s’attendaient à la remontée des taux aux États-Unis dès cette année. (…)

En ce qui concerne la version argent des pièces American Eagle, les ventes ont grimpé jusqu’à 4,84 millions d’onces en juin, ce qui représente également un record depuis le début de l’année ainsi que des volumes 2 fois plus importants par rapport au mois de mai.

Ventes pièces American Eagles or et argent en 2015

Or Argent
2015 2014 2015 2014
Janvier 81000 91500 5,530,000 4,775,000
Février 18500 31000 3,022,000 3,750,000
Mars 45600 21000 3,519,000 5,354,000
Avril 29500 38500 2,851,500 3,569,000
Mai 21500 35500 2,023,500 3,988,500
Juin 76000 48500 4,840,000 2,692,000
Total 273000 266000 21,786 mios 24,128 mios

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nuages noirs

La fête continue pour Wall Street et Cie mais pour combien de temps encore ? Les investisseurs deviennent de plus en plus nerveux quant au futur des marchés si bien que les figures de l’establishment financier qui tirent la sonnette d’alarme concernant le prochain crash financier sont de plus en plus nombreux.

Le 24 juin, nous avons notamment eu droit à une interview vérité du célèbre investisseur Carl Icahn, qui s’est inquiété en direct sur CNBC de l’imminence du prochain crash financier. Il a notamment déclaré (source) :

« Je pense que le grand public est en train de se diriger vers un piège comme il l’a fait en 2007. Je pense qu’il s’agit du devoir des investisseurs réputés, dont votre serviteur je l’espère,  d’avertir les gens, de les prévenir qu’ils font vraiment une grossière erreur (en investissant sur les marchés).

Même si la Fed se met à augmenter les taux, ces rendements élevés sont très suspects en ce moment. Même si l’économie s’est améliorée ces derniers temps, je ne suis pas sûr à quel point cette tendance est artificielle en raison de cette période prolongée de taux planchers.

Plus vous attendez avant de retirer au patient ses médicaments, plus il sera difficile d’empêcher l’inflation et elle viendra » a-t-il déclaré. Il a également plombé l’ambiance traditionnellement optimiste de CNBC en posant la question rhétorique suivante : « qu’est-ce qui est préférable, faire 2 % de profit ou perdre 30 % comme ce fut le cas en 2008… Il est actuellement très dangereux d’investir ».

Si les avertissements d’Icahn sont clairs d’autres vont encore plus loin. Ian Spreadbury, l’un des gestionnaires de Fidelity (l’un des plus gros hedge funds de la planète) a même été jusqu’à conseiller aux investisseurs de se protéger en se tournant vers le cash (jusqu’à l’argent liquide) et les métaux précieux afin de se protéger du risque systémique. Il a déclaré le 22 juin derniers au Telegraph (source) :

« Le risque systémique est présent dans le système et en tant qu’investisseur vous devez en être conscient. » Il estime que la dette record n’a cessé de gonfler depuis la crise de 2008 en raison de la politique de taux zéro décrétée par les banques centrales. Cette dette et particulièrement celle des crédits hypothécaires risque de devenir ingérable si les taux augmentent à des niveaux dignes de ce nom.

« Nous avons des taux au raz des pâquerettes et le QE se poursuit, il s’agit d’une politique expérimentale ce qui signifie que nous sommes en territoire inconnu. »

Dans un tel environnement, il affirme que les banques ne pourraient encaisser les pertes découlant de défauts (souverains ou de remboursement par les particuliers), ce qui déboucherait sur une crise systémique.

De son côté Stephen King, l’économiste en chef de HSBC, a comparé l’économie mondiale au Titanic. Vous n’êtes pas encore convaincu ? Andrew Wilson qui travaille pour Goldman Sachs Europe a lancé des avertissements similaires récemment.

Article de Simon Black, publié le 15 mai 2015 sur le blog SovereignMan.com :  « Vous rappelez-vous du ramdam de l’année dernière à propos du fameux « tapering » de la Fed ? Après des années de création monétaire sortie tout droit de son chapeau, la Fed annonçait mettre un terme à ses programmes d’assouplissement quantitatif (QE) sans précédent. Au total, le bilan de la Fed a explosé passant de 800 milliards à 4,5 trillions entre 2008 et 2014, ce qui est tout sauf réjouissant. Un bilan surchargé signifie que la Fed utilise un effet de levier trop important et que sa marge de manœuvre est très étroite en cas de problème sérieux pour le système financier. En 2008, de grosses banques (Lehman, Wachovia, etc.) étaient également surendettées sans disposer d’un filet de sécurité sérieux. Lorsque les choses ont mal tourné, elles se sont retrouvées au tapis. Comme la Fed qui a passé 6 ans à créer de la monnaie et à augmenter son portefeuille d’actifs, ces banques avaient pris des risques substantiels. En 2014, la Fed devait cependant mettre un terme à cette politique. Janet Yellen ainsi que son prédécesseur Ben Bernanke avaient promis le fameux tapering soit la réduction et plus tard l’élimination des programmes d’achats d’obligations des QE. En octobre, le QE tirait enfin sa révérence et le dollar commençait à s’apprécier en conséquence mais en fait tout ceci n’était que du cinéma. Chaque jeudi, la Fed publie l’état de son bilan pour ceux que cela intéresse. Je le suis religieusement. La mise à jour du 14 mai montre que la semaine précédente, le bilan de la Fed a augmenté massivement de 28,5 milliards de dollars principalement suite à des achats de MBS, la classe d’actifs toxiques qui a provoqué l’explosion de l’économie en 2008. Suite à cette grosse augmentation, le bilan de la Fed est de nouveau au-dessus de la barre des 4,5 trillions… à seulement 0,5 % de son plafond record. On ne peut pas vraiment donc parler de tapering… La marge de sécurité de la Fed est quasi nulle. Et si on devait valoriser ses actifs à leur valeur réelle (mark to market), la Fed serait déjà probablement insolvable. Hier, je vous avais expliqué comment, selon les propres mots de la FDIC (l’organisme public responsable de la stabilité bancaire aux USA), les États-Unis ne sont pas prêts  pour affronter une future crise financière beaucoup de banques américaines disposant de liquidités minimales. Aujourd’hui, c’est au tour de la Fed de se mettre à nouveau en position d’insolvabilité. Tout ceci avec la bénédiction du gouvernement américain qui, selon ses propres estimations, dispose d’un patrimoine négatif de -18 trillions de dollars. Tout ceci ne sent pas bon. On a poussé la plupart des gens à croire que les banques sont sures ainsi que le système financier et le dollar. Mais objectivement, les faits sont nombreux pour prouver que le système est loin d’être sûr. Personne ne dispose d’une boule de cristal, moi le premier. Il est possible que les choses se poursuivent ainsi durant de nombreuses années. Le système pourrait également s’effondrer demain, personne n’est en mesure de donner la date exacte. Mais face à un tel risque, il est certainement sage de réduire votre exposition. Faites l’acquisition d’actifs tangibles détenus en dehors du système. Que ce soit de l’or, de l’immobilier ou une entreprise productive. (…) Diversifiez-vous. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier, notamment dans un même pays où le gouvernement et le système bancaire sont insolvables. (…) »