L’or franchit le seuil psychologique des 1300 $ l’once

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or de la Buba

Vendredi dernier, l’or a clôturé au-dessus du seuil psychologique des 1300 $ l’once, ce qui augure d’une semaine potentiellement haussière. La hausse importante de vendredi a eu lieu pour plusieurs raisons, notamment techniques.

Du côté des fondamentaux, c’est surtout la baisse du dollar qui a joué en faveur du métal jaune. Alors que le comité de la FED avait une réunion programmée ce jour et que le marché s’attendait à une posture plus accommodante, le dollar a poursuivi son repli. C’est notamment un article du Wall Street Journal, qui a annoncé que la FED pourrait adopter une approche plus prudente concernant la réduction de son bilan, qui a alimenté cette baisse du dollar.

L’euro s’est apprécié par rapport au billet vert. On ne peut pas dire que la situation en Europe soit folichonne, mais aucune information que l’on ne savait pas n’a émané de la BCE ou des chiffres économiques, tandis qu’aux États-Unis le shutdown n’en finit pas, et qu’en raison de cela les investisseurs doivent naviguer dans le noir vu que de nombreux chiffres économiques ne sont plus publiés.

Le yuan s’est également apprécié, sur fond d’espoir de voir les différends commerciaux sino-américains être réglés au nom du bien commun, vu le ralentissement économique mondial auquel nous sommes en train d’assister. Grâce à une monnaie plus forte, les Chinois sont en mesure d’acheter davantage d’or.

Si des facteurs techniques ont engendré cette hausse, ils pourraient alimenter la poursuite de cette tendance haussière durant la semaine si le métal parvient se stabiliser au-delà de ce niveau.

Pour en revenir à la FED, le ralentissement de son programme de réduction de son bilan ne serait que logique. L’économie mondiale est clairement en train de ralentir, les marchés actions américains ne sont pas en pleine forme. Il ne faut pas perdre de vue que les taxes sur les plus-values représentent une manne fiscale importante alors que les déficits sont en train d’exploser, donc par corollaire la dette. L’appétit pour les obligations américaines baisse également, ce qui fera mécaniquement grimper les taux.